La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a alerté mercredi 12 août sur une situation de sécheresse sévère englobant « la quasi-totalité du territoire français ». Actuellement, environ 40 000 personnes sont confrontées à des coupures d’eau potable dans 50 départements, rapporte TopTribune.
Lors d’une réunion de crise, Monique Barbut a souligné que début août, 65 % du pays était affecté par une sécheresse qui ne se manifeste « qu’une fois tous les 25 ans ». Le Comité d’anticipation et de suivi hydrologique (Cash), accompagné des préfectures de régions, a été convoqué pour évaluer l’ampleur de la sécheresse et ses répercussions, tout en partageant des expériences sur les mesures d’adaptation.
« Des coupures d’eau pour 40 000 personnes »
Selon la ministre, cette situation climatique critique a conduit à des coupures d’eau touchant « 40 000 personnes ». Lors d’une réunion précédente le 27 juillet, le gouvernement avait estimé que plus de 30 000 personnes étaient déjà affectées sur 80 communes. Le nombre de personnes touchées a donc augmenté, et toutes les régions sont désormais soumises à des restrictions d’usage de l’eau. La semaine passée, « l’approvisionnement de plus de 550 000 habitants était déjà en tension, et près de trois millions d’habitants ont été placés en vigilance », a-t-elle ajouté.
Monique Barbut a ensuite insisté sur « la première de nos priorités » qui est l’accès à l’eau potable, déjà sous tension dans plusieurs territoires. Elle a également évoqué des données préliminaires de l’Insee, indiquant que les canicules de cet été pourraient engendrer des coûts direct et indirects variant entre « 10 et 15 milliards d’euros ». Toutefois, l’institut statistique a précisé qu’il ne pouvait pas valider cette estimation à ce stade ni fournir des évaluations fiables des coûts pour l’été 2026.