Mis en examen pour viol à Nanterre le 10 juin 2026, le chanteur Patrick Bruel a échappé à la détention provisoire pour être placé sous contrôle judiciaire, malgré la quarantaine de témoignages accumulés contre lui, rapporte TopTribune.
Lors d’une intervention sur France 5, la militante Stéphanie Chéhab, trésorière de MetooMedia, a vivement critiqué la décision judiciaire permettant à Bruel de rester libre sous contrôle judiciaire. Elle a souligné la gravité des accusations portées contre lui, notamment la multitude de plaintes. « C’est quand même extrêmement léger », a-t-elle déclaré, affirmant qu’une mesure d’assignation à résidence aurait été plus appropriée.
Un contrôle judiciaire jugé trop « léger »
Le mois dernier, après quarante-huit heures de garde à vue, le comédien avait été présenté à quatre juges d’instruction. Bien qu’il évite la prison, il doit respecter des contraintes strictes : une caution de 500 000 euros, l’interdiction de quitter le territoire et de contacter les plaignantes, ainsi qu’un suivi psychologique obligatoire.
Chéhab a insisté sur le fait que le contrôle judiciaire est insuffisant face à une situation aussi grave. Elle a exprimé son étonnement que Bruel ne soit pas en détention provisoire, estimant qu’il représente toujours un danger pour les plaignantes.
« Je m’étonne que #PatrickBruel ne soit pas en détention provisoire. Puisqu’il est dans un déni total, je ne vois pas pourquoi il arrêterait d’agresser, il est encore dangereux. Il ne peut pas continuer sa vie tranquillement chez lui ! » Stéphanie Chéhab, l’invitée de #cdanslair
— C dans l’air (@Cdanslair) August 1, 2026
Des victimes face au « déni total » de l’artiste
Chéhab a décrit le comportement du chanteur comme un « déni total » des accusations. Elle a souligné que sa liberté actuelle pèse lourdement sur les plaignantes, affirmant qu’il pourrait potentiellement reprendre ses agissements. « Il ne peut pas continuer sa vie tranquillement chez lui », a-t-elle ajouté.
Patrick Bruel et son équipe juridique contestent fermement toutes les accusations portées contre lui. Sa défense souligne que la présomption d’innocence est toujours applicable à ce stade de la procédure judiciaire.
La multiplication des accusations depuis mars 2026
L’affaire a pris de l’ampleur le 18 mars 2026 lorsqu’une enquête de Mediapart a révélé que huit femmes accusaient Bruel d’agression. Depuis lors, environ quarante autres témoignages sont apparus, plaçant Bruel sous le statut de mis en examen dans quatre affaires distinctes, y compris un viol présumé à Neuilly-sur-Seine et une tentative de viol à Bruxelles. Il est également considéré comme témoin assisté dans quatre autres dossiers.