El Niño « Godzilla » pourrait frapper en 2026, alerte les climatologues sur ses conséquences mondiales

El Niño « Godzilla » pourrait frapper en 2026, alerte les climatologues sur ses conséquences mondiales

30.07.2026 14:26
2 min de lecture

Le phénomène climatique El Niño, bien connu pour ses effets globaux, pourrait subir une intensification spectaculaire avec l’émergence de ce que l’on appelle le « Godzilla ». Cette version extrême du phénomène, déjà redoutée, est attendue pour 2026, rapportent TopTribune.

Les experts prédisent un épisode particulièrement puissant de réchauffement des eaux du Pacifique, ayant des conséquences potentielles sur l’ensemble de la planète.

Qu’est-ce qu’El Niño ?

Pour comprendre El Niño, il est essentiel de saisir qu’il représente la phase chaude du cycle El Niño-Oscillation du Sud (ENOS). En temps normal, les alizés soufflent d’est en ouest le long du Pacifique équatorial, poussant les eaux chaudes vers l’Indonésie et favorisant la remontée d’eaux froides remplies de nutriments le long des côtes de l’Amérique du Sud.

Lors d’un événement d’El Niño, ces vents s’affaiblissent ou s’inversent, permettant aux eaux chaudes de s’avancer vers l’est, ce qui élève la température de surface de l’océan d’au moins 0,5 °C.

Et la version Godzilla ?

Le terme « super El Niño » ou « Godzilla » désigne un phénomène qui dépasse souvent 2 °C d’anomalie, comme observé en 1982-1983, 1997-1998 et 2015-2016. Ces événements extrêmes ont généré des inondations, des sécheresses, des incendies de forêt, et établi des records de chaleur sur divers continents.

Évoqué pour la première fois en 2015 par le climatologue Bill Patzert de la NASA, le mot « Godzilla » symbolise la puissance dévastatrice d’un El Niño exceptionnel, comparable à celle du célèbre monstre japonais.

On va avoir « Godzilla » en 2026 ?

Au printemps 2025, plusieurs indicateurs tels que les températures de surface, le niveau de la mer et les vagues de Kelvin ont révélé un renforcement rapide du phénomène El Niño. Les scientifiques estiment qu’il y a jusqu’à 90 % de probabilité qu’un El Niño fort se manifeste d’ici la fin de l’année. Certains modèles indiquent même qu’il pourrait s’approcher des anomalies observées en 1997.

De plus, les spécialistes craignent que ce phénomène ne combine avec le réchauffement climatique, amplifiant ainsi ses effets et propulsant les températures mondiales vers de nouveaux records en 2027.

Quels impacts sont attendus ?

  • Amérique du Sud : Du fait de fortes pluies, la région, notamment le Pérou, l’Équateur et le nord du Chili, fait face à des risques élevés d’inondations et de glissements de terrain. L’impact sur la pêche sera également significatif.
  • Asie et Océanie : La sécheresse est anticipée en Indonésie, en Australie et aux Philippines, avec un risque accru d’incendies et de cyclones dans d’autres zones.
  • Afrique : On prévoit une intensification de la sécheresse dans la corne de l’Afrique et au sud, mettant en péril les récoltes et la sécurité alimentaire.
  • Europe et France : Des hivers plus doux et humides pourraient survenir, mais avec une grande variabilité des phénomènes climatiques.

À l’échelle mondiale, cette situation pourrait engendrer une hausse générale des températures, des perturbations des moussons, ainsi que des impacts sur l’agriculture mondiale, sans oublier une élévation temporaire du niveau de la mer le long des côtes pacifiques.

Les prévisions demeurent cependant incertaines concernant l’intensité exacte de cet événement. Tous les El Niño ne se transforment pas en « Godzilla », mais il est crucial de rappeler que le véritable défi reste le réchauffement planétaire et ses conséquences inévitables.

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