Une Coupe du monde éclaboussée par des scandales
La Coupe du monde 2026 s’est clôturée le 19 juillet avec la victoire de l’Espagne face à l’Argentine, sur un score de 1-0, au MetLife Stadium d’East Rutherford, près de New York. Ce tournoi, qui a vu les Espagnols remporter leur deuxième titre mondial, a également été marqué par des controverses et des incidents qui ont attiré l’attention des commentateurs. Des critiques acerbes ont été adressées à la Fifa, tant par des observateurs que par le public, souligne un commentateur de la chaîne suisse RTS, rapporte TopTribune.
La finale, agrémentée d’un spectacle à l’américaine, a été entrecoupée de performances d’artistes célèbres tels que Madonna et Justin Bieber. Ces éléments ont contribué à donner à cette édition un caractère résolument politique. « C’était la Coupe du monde, sans aucun doute, la plus mercantile de l’histoire, la plus politisée aussi », a déclaré le commentateur, qui a souligné que cette édition a également introduit les « pauses hydratation » permettant aux diffuseurs de générer d’importants revenus publicitaires.
Des préoccupations soulevées par la gouvernance de la Fifa
Malgré la victoire espagnole, la compétition a laissé des points noirs sur l’image de la Fifa et de son président, Gianni Infantino. Ce dernier a été hué lors de sa dernière apparition publique durant la demi-finale France-Espagne au Texas. « Ce qui est sûr, c’est qu’elle aura rapporté plus que jamais auparavant. Elle nous aura donné de magnifiques satisfactions, de bons moments sur le plan sportif, un beau vainqueur », a-t-il admis, tout en reconnaissant les critiques qui ont terni cet événement de renommée mondiale.
Le commentateur a également mis en lumière les difficultés rencontrées par les membres de la communauté footballistique, citant notamment le cas d’Omar Artan, un arbitre somalien empêché d’entrer aux États-Unis pour officier durant le tournoi. L’administration Trump avait justifié cette décision par des soupçons de liens avec des organisations terroristes, soulevant des questions sur le traitement réservé aux arbitres et aux journalistes étrangers.
En outre, il a évoqué les circonstances difficiles rencontrées par l’équipe d’Iran, qui n’a pu se loger que Mexique, entraînant des challenges logistiques compliqués. Ces éléments illustrent l’ingérence politique dans le sport, à travers le cas du joueur américain Balogun, dont la suspension a été annulée suite à une intervention directe de Donald Trump auprès de la Fifa. « Un président qui s’est immiscé au cœur du jeu alors que la fédération internationale dit vouloir le mettre au-dessus de tout. Visiblement, c’est jusqu’à un certain point », a conclu le commentateur.
Les déclarations du journaliste ont trouvé un large écho sur les réseaux sociaux, où de nombreux spectateurs ont exprimé leur lassitude face aux querelles incessantes durant cette Coupe du monde. Avec la participation de 48 équipes, cet événement majeur s’est déroulé du 11 juin au 19 juillet au Canada, aux États-Unis et au Mexique, laissant un goût amer pour certains fans du football.