Café Saint-Henri ouvre une succursale à la basilique Notre-Dame de Montréal

Café Saint-Henri ouvre une succursale à la basilique Notre-Dame de Montréal

19.07.2026 15:56
2 min de lecture

La basilique Notre-Dame de Montréal se transforme avec l’ouverture d’un café

La basilique Notre-Dame de Montréal, symbole historique de la ville, entame une nouvelle phase avec l’ouverture d’un café, Firmament par Café Saint-Henri, et l’engagement du ténor Marc Hervieux comme porte-parole. Ces initiatives visent à moderniser l’image de la basilique tout en proposant une expérience culturelle renouvelée. La Fabrique de la paroisse a récemment annoncé le lancement d’un parcours immersif multimédia à l’automne, affirmant par là sa volonté de s’adapter aux attentes contemporaines, rapporte TopTribune.

La basilique, qui attire chaque année environ 1,2 million de visiteurs, cherche à évoluer au-delà de son rôle traditionnel. « Dans la tradition, il ne faut pas s’enliser. Il faut l’honorer, mais l’amener ailleurs. Sinon, on n’avance pas, et on fait du surplace », a déclaré Marc Hervieux sur l’importance de cette transformation.

En parallèle, le choix de Janie Thibault pour le poste de stratège en marketing intégré marque un tournant dans la façon dont la basilique se connecte avec le public. Thibault, ancienne professionnelle de l’industrie musicale, voit en ce projet une opportunité unique : « L’église est un lieu de culture avec des possibilités incroyables », a-t-elle affirmé.

Hélène Godin, en charge du développement institutionnel, a souligné la nécessité de faire évoluer l’image de la basilique qui représente une institution emblématique de Montréal. « On veut s’ouvrir vers l’extérieur et rappeler ce que Notre-Dame est pour les Montréalais », a-t-elle ajouté, mettant en avant le changement de paradigme en cours.

Un café au cœur de la basilique

Le café, qui ouvre ses portes de 8h à 20h, est perçu comme un moyen d’engager la communauté au quotidien. Sébastien Grenache, président de Café Saint-Henri, a déclaré vouloir « aller vers les gens » en offrant une approche accueillante. L’idée d’ouvrir une succursale dans une église ne lui était pas venue à l’esprit avant d’être consulté par Michel Issa, directeur de la Fabrique.

Les projets ne s’arrêtent pas là. Une expérience immersive, Ancestra Lumina, est prévue pour le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, visant à honorer les bâtisseurs du Québec à travers une déambulation nocturne mêlant son et lumière.

Cette collaboration avec Moment Factory, qui propose l’exposition AURA à la basilique depuis presque dix ans, illustre la volonté de la Fabrique de renouveler son offre tout en honorant son passé.

Répondre à un besoin financier

Face à des coûts de restauration ayant atteint 100 millions de dollars, la Fabrique lance aussi d’autres initiatives, comme la campagne Parrainez une pierre, permettant aux donateurs d’associer leur nom à la façade emblématique de la basilique. « J’ai très hâte de voir la façade entièrement restaurée, sans échafaudage », a indiqué Mathieu Verreault, directeur des affaires touristiques.

Il a également clarifié que le Vatican ne finance pas la Fabrique, soulignant l’importance de la communauté pour la pérennité de cet édifice. D’ici l’automne, les visiteurs pourront admirer les travaux achevés, illustrant ainsi le mélange de tradition et de modernité qui caractérise cette vénérable institution montréalaise.

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