Menaces graves à Alès : le maire reçoit une lettre alarmante de la DZ Mafia
Le maire d’Alès, Christophe Rivenq, a découvert le 16 juillet une lettre contenant deux balles de calibre 9 mm et signée « DZ Mafia ». Des inscriptions menaçantes ont également été observées sur sa clôture. Une enquête pour menaces de mort a été ouverte, rapporte TopTribune.
C’est l’épouse de Rivenq qui a trouvé l’enveloppe dans leur boîte aux lettres en rentrant chez eux. Le procureur d’Alès, Abdelkrim Grini, a annoncé l’ouverture d’une enquête sur ces menaces, confiée au commissariat local et à la direction de la lutte contre la criminalité organisée dans le département du Gard.
« Je n’avais jamais reçu des menaces de ce niveau »
Christophe Rivenq a déclaré : « Des tags ont été retrouvés sur les murs de ma clôture et ma femme a découvert l’enveloppe dans la boîte aux lettres avec les balles et la signature de la DZ Mafia. Je n’avais jamais reçu des menaces de ce niveau. »
Renforcement des forces de l’ordre à Alès
Malgré ces menaces, le maire a affirmé son engagement à lutter contre le trafic de stupéfiants. « Cela montre que les actions que nous portons contre la DZ et le trafic de stupéfiants portent leurs fruits. Je continuerai à faire mon travail et je ne me laisserai pas intimider », a-t-il déclaré.
Le préfet du Gard, Jérôme Bonet, a également apporté son soutien à Christophe Rivenq, affirmant que « les forces de l’ordre sont mobilisées et renforcées à Alès pour identifier et mettre hors d’état de nuire les auteurs sous l’autorité du procureur de la République, et assurer la sécurité des habitants ».
#Communiqué Le préfet du #Gard condamne fermement les menaces dont a fait l’objet M. Christophe Rivenq, maire d’Alès, et lui apporte tout son soutien, ainsi qu’à ses proches.
Les forces de l’ordre sont mobilisées et renforcées à Alès pour identifier et mettre hors d’état de… pic.twitter.com/l7niFFkMC8
— Préfet du Gard (@Prefet30) 17 juillet 2026
Depuis l’été 2025, le groupe criminel marseillais DZ Mafia est actif à Alès, cherchant à contrôler certains points de trafic. En juin dernier, un jeune homme de 18 ans a été tué par balles dans le quartier des Près-Saint-Jean, une zone où les violences liées au trafic de stupéfiants se sont intensifiées.