Téhéran ferme le détroit d'Ormuz en réponse aux frappes américaines, intensifiant les tensions dans le Golfe

Téhéran ferme le détroit d’Ormuz en réponse aux frappes américaines, intensifiant les tensions dans le Golfe

15.07.2026 09:36
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Nouvelles escalades au détroit d’Ormuz : Téhéran maintient le blocus

Le 15 juillet, les Gardiens de la Révolution iraniens ont déclaré que le détroit d’Ormuz demeurerait fermé jusqu’à la fin des « actes d’agression » des États-Unis. En réponse aux frappes aériennes menées par Washington durant les dernières nuits, Téhéran a ciblé plusieurs bases militaires américaines dans le Golfe, rapporte TopTribune.

Le blocus naval, instauré le 14 juillet à 22 heures, et l’intensification des bombardements mettent à mal les efforts diplomatiques visant à rendre durable le protocole d’accord signé le 17 juin entre les États-Unis et l’Iran, qui officialisait le cessez-le-feu établi en avril.

Mardi soir, l’armée américaine a achevé une nouvelle série de frappes visant des dizaines de cibles militaires iraniennes, a annoncé le Commandement central américain (Centcom). En retour, l’Iran, qui a rapporté des bombes tombant sur son territoire, a riposté le mercredi en attaquant des installations américaines dans plusieurs pays du Golfe.

Les Gardiens de la Révolution ont réaffirmé que le détroit d’Ormuz resterait fermé tant que les États-Unis poursuivraient leurs « actes d’agression ». Ils ont également évoqué la possibilité de fermer d’autres voies d’exportation de pétrole et de gaz, nuisant ainsi aux intérêts américains et de leurs alliés, sans fournir de détails supplémentaires.

Alors que le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz et ses environs se raréfie, plusieurs pétroliers ont été attaqués, entraînant la mort d’au moins deux personnes et plusieurs blessés depuis lundi, selon l’Organisation maritime internationale.

L’ONU s’est alarmée des « graves conséquences socio-économiques et humanitaires » du blocage de cette voie maritime essentielle, dont dépendent des millions de personnes pour la nourriture, les médicaments et d’autres produits de première nécessité.

Violation du protocole d’accord

Après le rétablissement du blocus naval par les États-Unis, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a exprimé que Washington avait « démantelé » le protocole d’accord. Donald Trump a, quant à lui, renouvelé ses menaces à l’égard de Téhéran, affirmant que « la semaine prochaine, la situation va vraiment mal tourner pour eux », à moins qu’ils ne soient disposés à négocier.

Tout en menaçant de faire payer la traversée du détroit d’Ormuz, Téhéran envisageait de prélever une redevance en échange de la protection de cette route maritime, défiant ainsi le droit international. Cependant, Trump a fait marche arrière, annonçant devoir renégocier des accords commerciaux et d’investissement avec les monarchies du Golfe.

L’Iran a rapporté des bombardements sur son territoire, y compris dans des zones comme Bandar Abbas et l’île de Qeshm, situées dans le détroit d’Ormuz, ainsi qu’à Ahvaz, au sud-ouest. Le Centcom a quant à lui déclaré avoir ciblé des sites liés aux missiles iraniens, aux capacités navales et aux systèmes de défense côtière.

Attaques sur les installations américaines

Cela marque la quatrième nuit consécutive d’attaques américaines. La semaine dernière, Trump a informé le Congrès de la reprise du conflit, déclenché le 28 février par des frappes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.

Téhéran a répliqué en attaquant des installations américaines dans plusieurs pays du Golfe. Le Koweït a été frappé par des attaques iraniennes qui ont blessé quatre militaires, tandis que des rapports évoquent de nouvelles attaques de drones. L’Iran a affirmé avoir ciblé le centre logistique de Mina Abdullah, utilisé par l’armée américaine.

Des alertes ont également été lancées à Bahreïn, où des installations de la marine américaine ont été visées. En Jordanie, l’armée a abattu trois missiles lancés par l’Iran, qui aurait mobilisé des drones contre des hangars sur la base Al-Azraq et une installation équipée de chasseurs F-18.

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