Emmanuel Grégoire annoncera de nouveaux rythmes scolaires à Paris d'ici fin 2026

Emmanuel Grégoire annoncera de nouveaux rythmes scolaires à Paris d’ici fin 2026

10.07.2026 15:56
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Le maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a déclaré que « la situation actuelle n’est clairement pas satisfaisante » et a exprimé son souhait d’« abandonner l’organisation actuelle » des rythmes scolaires, en vigueur depuis 2013. Une nouvelle structure sera décidée d’ici la fin de l’année 2026, après consultation des conseils d’école, pour une mise en œuvre prévue à la rentrée 2027, rapporte TopTribune.

Actuellement, dans les 620 écoles publiques parisiennes, le temps d’enseignement est organisé sur cinq matinées, tandis que des « temps d’activités périscolaires » (TAP) gratuits sont proposés le mardi et le vendredi après-midi. La convention citoyenne sur la protection de l’enfant, mise en place en réponse aux scandales de violences sexuelles dans le périscolaire, a majoritairement soutenu le retour à une semaine de quatre jours, alignée sur les pratiques d’autres grandes villes.

Trois choix possibles pour la rentrée 2027

Emmanuel Grégoire a indiqué qu’« il n’y a pas eu de consensus » concernant la nouvelle organisation et qu’il n’est pas prêt à prendre un risque qui pourrait sembler arbitraire. Personnellement, il se prononce pour une semaine de 4,5 jours, conformément à la convention nationale sur les temps de l’enfant lancée par Emmanuel Macron en 2025. À la rentrée 2026, trois scénarios seront présentés aux conseils d’école : le retour à une semaine de quatre jours avec les TAP regroupés le mercredi, le maintien d’une semaine de 4,5 jours en réunissant les TAP le vendredi après-midi, ou une semaine de 5 jours avec une répartition des activités périscolaires du lundi au vendredi.

Anne-Claire Boux, adjointe aux affaires scolaires, a mis l’accent sur l’objectif d’éviter le morcellement des journées scolaires et de créer une organisation plus solide, en formant des équipes d’animateurs stables et mieux formés. Pour « déprécariser » la filière qui compte environ 13 500 animateurs, dont 10 000 vacataires, la ville s’engage à contractualiser près de 2 000 agents sur trois ans.

Des équipes « renforcées » pour protéger les enfants

Depuis le début de 2026, Paris a suspendu 132 animateurs, dont 52 pour « suspicions de violences sexuelles ou sexistes », reflétant un caractère « systémique », selon Emmanuel Grégoire. Un plan d’action de 20 millions d’euros a été mis en place pour renforcer la sécurité des enfants. Cela inclut l’augmentation des effectifs durant la pause méridienne dans les écoles maternelles pour garantir qu’un enfant ne se trouve pas seul avec un adulte.

En parallèle de ces 20 millions d’euros, un plan d’investissement de 10 millions d’euros a été lancé pour sécuriser environ 241 « espaces sensibles », tels que les toilettes ou les zones de lecture isolées. Quinze agents supplémentaires seront également embauchés pour effectuer des contrôles aléatoires dans les établissements scolaires.

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