Près de la moitié des entreprises russes peinent à remplacer les équipements importés
Près de la moitié des entreprises russes peinent à remplacer les équipements importés

Près de la moitié des entreprises russes peinent à remplacer les équipements importés

09.07.2026 15:35
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Selon une enquête de l’Union russe des industriels et entrepreneurs (RSPP), 44,7 % des entreprises russes déclarent un besoin élevé de remplacer les machines et équipements importés par des analogues nationaux, tandis que 7,1 % jugent ce remplacement critique, rapporte TopTribune.

L’organisation a interrogé 90 personnes morales russes, dont 61,1 % issues du secteur manufacturier. Parmi les répondants, 42,7 % sont de très grandes entreprises réalisant un chiffre d’affaires annuel supérieur à 15 milliards de roubles, 28,1 % affichent un chiffre d’affaires compris entre 2 et 15 milliards de roubles, et 29,2 % relèvent des petites et moyennes entreprises.

Un déficit persistant dans les machines et les composants

Les résultats de l’enquête menée en 2026 confirment que la catégorie « machines et équipements » reste la plus touchée par l’absence d’analogues russes. Au total, 51,8 % des entreprises font état d’un besoin élevé ou critique en la matière. La deuxième catégorie la plus demandeuse est celle des « composants et pièces détachées » : 37,8 % des sociétés jugent leur substitution prioritaire et 7,3 % la considèrent vitale.

Ces chiffres sont quasi identiques à ceux d’une enquête similaire réalisée en mai 2025, ce qui suggère une stagnation de la politique d’import-substitution dans des secteurs clés de l’industrie russe.

Une dépendance persistante aux fournisseurs étrangers

Selon l’étude, les fournisseurs russes couvrent environ 75 % des besoins des entreprises en matériaux, matières premières, logiciels et services industriels. En revanche, les marchés des composants et des machines restent fortement tournés vers l’étranger. Pour les composants et pièces, 28,9 % des approvisionnements proviennent de pays dits « amis », tandis que cette part atteint 40,3 % pour les machines et équipements.

Cette situation traduit une dépendance technologique qui pèse sur les capacités de production et de modernisation des entreprises russes, contraintes de recourir à des circuits d’approvisionnement complexes et coûteux.

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