Gabriel Attal veut réduire de 100.000 postes d'agents publics avec des départs volontaires

Gabriel Attal veut réduire de 100.000 postes d’agents publics avec des départs volontaires

02.07.2026 21:56
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Gabriel Attal, candidat du parti Renaissance à l’élection présidentielle de 2027, a dévoilé sa stratégie pour réduire le déficit public et atteindre l’équilibre budgétaire d’ici 2037, dans une interview accordée au Parisien et publiée jeudi soir, rapporte TopTribune.

Attal fixe un objectif intermédiaire de déficit public à 3 % d’ici 2032, comparé aux 5 % actuels. Il propose d’inscrire dans une loi de programmation économique et fiscale un objectif de déficit à 0 % du PIB d’ici 2037, une démarche qu’il juge capable de convaincre la Commission européenne de la viabilité de cette trajectoire.

Jusqu’à 150 milliards d’euros d’économies visés

Pour atteindre cet objectif, Gabriel Attal envisage de réaliser entre 120 et 150 milliards d’euros d’économies sans augmenter les impôts. Il estime que les efforts doivent se concentrer à deux tiers sur les dépenses sociales jugées excessives. Attal propose notamment une année blanche sur l’ensemble des prestations sociales dès 2028, tout en protégeant les petites retraites. Il évoque également la nécessité de réformes structurelles rapides touchant aux retraites, aux arrêts maladie et à l’assurance chômage.

Tout en prônant une politique budgétaire stricte, il rejette l’étiquette d’austérité. Il accuse indirectement Édouard Philippe de prôner un programme de sacrifices excessifs. « Il ne s’agit pas d’austérité mais d’être rigoureux et sérieux », a-t-il déclaré. Concernant la fonction publique, Attal propose de ne pas remplacer certains départs à la retraite et d’initier un plan de départs volontaires pour réduire potentiellement 100 000 postes, en préservant toutefois les ministères de l’Éducation, des Armées, de la Justice et de l’Intérieur.

Une nouvelle carte des collectivités à la rentrée

Comme son prédécesseur, Attal soutient l’idée d’un référendum en début de quinquennat visant à établir une « règle d’or » d’équilibre budgétaire. Il souhaite aussi instaurer une « impunité zéro » pour les gestionnaires budgétaires, avertissant que tout ministre ou directeur d’administration ayant failli à respecter leur budget devra quitter son poste. De plus, si la trajectoire budgétaire n’est pas respectée pendant trois ans sans crise justifiée, cela entraînera la démission du Premier ministre et du gouvernement.

Enfin, Gabriel Attal prévoit une réforme territoriale significative, promettant de présenter à la rentrée une nouvelle carte de France avec des collectivités uniques, destinée à simplifier l’organisation administrative du pays. Selon lui, dans cette nouvelle structure, le maire deviendrait « l’élu le plus puissant de France », faisant de cette réorganisation un axe central de son projet présidentiel.

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