Les effets retardés de la canicule persistent en France
Dans un contexte de canicule prolongée, l’Ordre national des médecins met en garde contre des effets retardés sur la santé des Français. Bien que, depuis le lundi 29 juin, aucun département ne soit en alerte rouge pour la canicule, les conséquences de jours soumis à des températures extrêmes pourraient encore se faire sentir, rapporte TopTribune.
Cette alerte souligne l’importance de la vigilance, particulièrement pour les personnes vulnérables. « L’intensité et la durée de cet épisode caniculaire peuvent entraîner, y compris plusieurs jours après, une altération progressive de l’état de santé », a averti l’Ordre dans un communiqué, mettant en lumière l’effet retard de la canicule, qui résulte de la chaleur cumulative.
Des symptômes visibles jusqu’à dix jours après
Après un épisode de 11 jours de chaleur extrême, il est possible d’observer des signes de décompensation, tels que déshydratation, fatigue intense, maux de tête, nausées, irritabilité, anxiété, troubles de la vigilance, ainsi qu’une aggravation des maladies chroniques comme l’insuffisance cardiaque ou rénale.
« Les plus fragiles ressentent les symptômes parfois cinq à dix jours après un épisode de canicule. C’est la dose cumulée de la chaleur dans le corps qui entraîne des retentissements », avait déjà souligné la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, dans une intervention sur Franceinfo le 20 juin.
En effet, une étude publiée en 2025 dans The European Journal of Preventive Cardiology a réaffirmé l’association entre les températures élevées et le risque cardiovasculaire, notant que le risque cumulé le plus élevé se manifestait le quatrième jour suivant l’exposition.
Mobilisation pour la prévention des complications
Le rapport de l’Ordre national des médecins dépeint une situation préoccupante : épuisement de l’organisme, dégradation progressive des mécanismes d’adaptation, aggravement lent des maladies chroniques et accumulation de déshydratation. Ces facteurs peuvent empêcher le corps de se rétablir.
« Ces situations peuvent concerner les personnes âgées, mais également des patients atteints de pathologies chroniques, des personnes isolées ou encore ceux qui étaient en bonne santé au départ », souligne l’Ordre.
Une surveillance des personnes à risque est essentielle pour prévenir les situations critiques nécessitant des perfusions ou une hospitalisation. Il est donc crucial de contacter un médecin dès l’apparition des premiers symptômes et « au moindre doute ». L’objectif reste d’éviter une aggravation brutale des problèmes de santé.
L’Ordre appelle également à une mobilisation collective pour anticiper les complications en veillant à la santé des plus vulnérables.