Le parti Renaissance a annoncé qu’il proposera le 10 juin un calendrier pour potentiellement organiser une primaire du bloc central en vue de la présidentielle de 2027, selon une déclaration de Gabriel Attal, le secrétaire général du parti. Cette option viendrait à être envisagée si aucune alternative ne permettait d’aboutir à une candidature unique, rapporte TopTribune.
Franck Riester, numéro deux de Renaissance, a indiqué qu’il « fera des propositions nouvelles pour arriver à ce rassemblement », qui pourraient inclure un calendrier pour des primaires si nécessaire. Cette annonce a été faite à l’issue de son intervention au Congrès des Jeunes agriculteurs, à Bourg-en-Bresse.
Attal maintient toutes les options
Gabriel Attal a souligné qu’il laissait « toutes les possibilités » ouvertes sur la table, en tant qu’initiateur de ce comité de liaison destiné à rapprocher les partis du bloc central. Après une première réunion en mai, le comité se réunira à nouveau le 10 juin. Il inclut des représentants de Renaissance, d’Horizons, du MoDem, de l’UDI et du Parti radical, tandis que les Républicains n’en font pas partie.
« L’objectif, c’est de porter un projet d’espoir pour les Français, permettre le rassemblement pour empêcher la tenaille entre La France insoumise et le Rassemblement national », a ajouté Attal.
Philippe toujours opposé à une primaire
Édouard Philippe, ancien Premier ministre, a récemment officialisé sa candidature à l’Élysée le 22 mai, suivant les pas de Gabriel Attal. Les deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron ont évoqué une possibilité de rassemblement début 2027 autour d’une candidature unique. Cependant, Philippe continue de s’opposer à l’idée d’une primaire, affirmant le 23 mai sur France 5 : « La primaire, elle n’aura pas lieu. »
Il a justifié sa position en précisant : « Je ne suis pas contre le principe. Je dis juste que, dans le spectre politique tel qu’il existe aujourd’hui, il n’y a pas de place pour cette primaire parce que le champ politique est beaucoup trop large et la confiance entre les partis beaucoup trop faibles. »