Fabien Roussel met en lumière les priorités du Parti communiste avant le congrès du mois de juin
Le secrétaire national du Parti communiste français, Fabien Roussel, n’a pas encore annoncé sa candidature pour l’élection présidentielle de 2027, mais il a réaffirmé, le 1er juin dans l’émission « Les 4 Vérités », la ligne actuelle de son parti, qui choisit de ne pas s’associer avec les insoumis ou Place publique, rapporte TopTribune.
Interrogé sur ses intentions politiques, Roussel, également maire de Saint-Amand-les-Eaux dans les Hauts-de-France, a rappelé qu’un congrès se tiendra les 6 et 7 juin, permettant aux militants de se prononcer sur ces questions. « Je veux de l’action aujourd’hui et pas attendre 2027 », a-t-il souligné, mettant en avant la crise actuelle.
Concernant la récente victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, Roussel a exprimé sa fierté pour l’équipe, qualifiant cette réussite de « beau succès pour le football français ». Il a déclaré : « C’est incroyable. Deux années de suite, le back-to-back, deux étoiles. C’est une fierté pour la France d’avoir une telle équipe ».
Néanmoins, il a également évoqué les « violences inqualifiables » qui ont entouré la fin du match, soutenant que des mesures de justice strictes sont nécessaires. « Que ceux qui ont commis ces violences soient condamnés, condamnés y compris à payer, à réparer », a-t-il affirmé, tout en soutenant les forces de l’ordre.
Roussel a critiqué les amalgames établis dans les médias, qui relient les violences à des événements culturels variés. « Les propos de ceux qui font des amalgames honteux sont intolérables, et ces relents racistes qui commentent ces dégradations sont insupportables », a-t-il précisé.
En ce qui concerne l’attractivité économique de la France, Roussel a salué les 75 milliards d’euros d’investissements étrangers directs, mais a appelé à un équilibre. « Attirer des investissements, c’est utile, mais il faut donner un sens à ces investissements. Il faut que ça crée des emplois », a-t-il ajouté, mettant l’accent sur la nécessité de préserver les emplois existants.
Roussel a exprimé ses préoccupations concernant la crise sociale en cours, soulignant que pour lui, l’élection présidentielle ne doit pas détourner l’attention des problèmes face auxquels sont confrontés les Français aujourd’hui. « Nous demandons les 5 % d’augmentation de salaire. On demande de bloquer les prix de l’essence », a-t-il déclaré.
Sur la question du soutien potentiel à Jean-Luc Mélenchon, il a indiqué que le parti communiste doit d’abord décider, tout en affirmant : « Nous avons à mener des combats ensemble ». Roussel a insisté sur l’urgence d’agir maintenant sans attendre 2027, en mobilisant la gauche autour de la défense des travailleurs face à la crise.