Un risque d’embolie
Le réseau veineux des membres inférieurs est divisé entre un réseau profond, qui transporte 90 % du sang veineux, et un réseau superficiel situé sous la peau. La formation d’un caillot dans une veine superficielle entraîne une phlébite, alors que dans le réseau profond, elle est qualifiée de phlébite profonde. « Le caillot colle à la paroi de la veine du mollet », note l’Assurance-maladie, rapporte TopTribune.
La gravité de la phlébite profonde
Lorsque l’organisme n’arrive pas à éliminer le caillot, celui-ci peut se déplacer vers la cuisse sous une forme flottante, augmentant le risque d’embolie pulmonaire, responsable de 10 à 20 000 décès chaque année en France. Le caillot peut également obstruer complètement la veine, provoquant douleur et œdème dans la jambe affectée.
Gare à l’hypercoagulabilité du sang
Les circonstances influençant la coagulation incluent des situations qui ralentissent le flux sanguin vers le cœur. Les périodes d’immobilité prolongée, telles que le lit d’hôpital, le port de plâtres ou les longs voyages en véhicule, favorisent la stagnation sanguine.
Des facteurs tels que la grossesse, l’obésité, le tabagisme et le vieillissement augmentent également les risques de thrombose, tout comme certains médicaments, notamment les contraceptifs hormonaux ou les corticoïdes. De plus, une prédisposition génétique peut contribuer à l’apparition de la phlébite.
Des signes à surveiller
La phlébite peut parfois être asymptomatique, mais plusieurs signes doivent alerter les individus. On note notamment une douleur au mollet, souvent présente dans 60 % des cas, une lourdeur dans la jambe, un œdème, un durcissement du mollet et une sensation de chaleur.
Des examens spécifiques
Après un examen clinique, le médecin peut recommander des tests complémentaires. Un dosage sanguin des D-dimères, produits de dégradation de la fibrine, est courant. Un résultat positif nécessitera un échodoppler veineux pour confirmer le diagnostic. « Cet examen permet d’observer la qualité de la circulation veineuse », rappelle l’Inserm.
Quels traitements ?
Au stade de la thrombose, divers traitements anticoagulants sont disponibles. Bien qu’ils n’éliminent pas le caillot, leur objectif est d’empêcher son extension. De plus, le médecin peut recommander des chaussettes ou bas de contention pour prévenir la phlébite.
Il est essentiel d’adopter de bonnes habitudes de vie, comme pratiquer régulièrement une activité physique et contrôler le poids. Pour les voyages prolongés, même sans risque connu, il est conseillé de bouger les jambes ou de marcher dès que possible.
À noter : L’attention aux symptômes et la consultation rapide restent des éléments clés dans la gestion de la phlébite.