Les caprices des enfants de moins de 5 ans : une réaction à la frustration et non un comportement volontaire

Les caprices des enfants de moins de 5 ans : une réaction à la frustration et non un comportement volontaire

17.05.2026 20:06
1 min de lecture

Comportement des enfants : comprendre les crises émotionnelles

Un enfant a récemment fait une crise de colère après une séance de jeux au parc, refusant de se brosser les dents. Ce type de comportement est souvent interprété comme un caprice, mais selon Fabienne Kochert, pédiatre, « avant 5 ans, cela n’existe pas en tant que tel », rapporte TopTribune.

Ces accès de colère sont fréquemment déclenchés par des frustrations ou des demandes extérieures face auxquelles l’enfant réagit avec les outils dont il dispose. Or, ces moyens sont limités par son développement cérébral. Avant l’âge de 5 ans, les structures cérébrales responsables de la régulation des émotions, comme le cortex préfrontal, sont encore immatures, alors que les circuits émotionnels sont très actifs. Cela peut entraîner des situations où l’enfant est rapidement submergé sans être capable de se calmer ou de prendre du recul.

Anticiper pour sécuriser

Les transitions, notamment le matin et le soir, sont des moments critiques. Le Dr Kochert préconise d’instaurer des routines stables et des repères visuels, tels que des images des étapes de la journée affichées dans la chambre de l’enfant, afin de lui offrir un environnement sécurisant propice à la coopération. Pour les enfants, chaque journée peut être source de nouveautés et de stress, d’où l’importance de l’anticipation pour les rassurer.

Un autre facteur clé est la disponibilité parentale. « Les moments de qualité partagés et un accompagnement concret dans les tâches quotidiennes sont essentiels pour réduire le risque de crise », souligne le Dr Kochert. Cela aide également le parent à maintenir son propre calme plus facilement.

Instaurer un cadre bienveillant mais clair et ferme permet à l’enfant d’apprendre la régulation émotionnelle. Lorsqu’une situation se déroule de manière satisfaisante, « il est important de le valoriser », insiste la pédiatre. Valoriser les efforts et les comportements appropriés renforce à la fois la confiance en soi et le sentiment de sécurité de l’enfant.

Enfin, le sommeil a un rôle déterminant dans le comportement des enfants. « La fatigue augmente fortement l’intensité des réactions émotionnelles », conclut-elle.

Source : interview du Dr Fabienne Kochert, pédiatre et ancienne présidente de l’AFPA

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