Yannick Jadot critique la primaire de gauche pour l’élection présidentielle de 2027
Yannick Jadot, sénateur écologiste de Paris, a exprimé son opposition à la primaire de gauche pour l’élection présidentielle de 2027, plaidant pour l’élaboration d’un « programme » et d’une « équipe » commune au préalable, rapporte TopTribune.
Jadot a déclaré que plus personne à gauche ne souhaite participer à cette primaire, notant que même au sein des Verts, l’idée a été largement abandonnée. « Même chez Les Ecologistes, comme au Parti socialiste, tout le monde a abandonné cette idée. Y compris parce qu’on voit bien qu’ils ne sont pas prêts », a-t-il affirmé lors de l’émission « Dimanche en politique » sur France 3.
Il a également mis en garde contre « cette façon de survendre [ce processus de désignation] », qui pourrait créer des attentes déçues parmi les électeurs. « On a fait de cet outil un objectif politique en soi. C’est ridicule, parce que si ça n’arrive pas, il faudra quand même gagner et mobiliser », a-t-il insisté.
Dernièrement, Jadot a lancé une initiative visant à construire « un projet crédible et mobilisateur », soutenue par une quarantaine d’élus de gauche. Face à une primaire prévue le 11 octobre, qui souffre d’un manque d’engouement, notamment chez les socialistes, cet appel vise à redynamiser l’unité de la gauche.
Pour obtenir une candidature commune, il a souligné l’importance d’émettre un programme consensuel et d’assurer un accord pour les législatives. « La garantie, c’est qu’on ait un programme sur lequel on est d’accord, c’est qu’on ait un accord aux législatives, c’est qu’on ait une équipe », a-t-il déclaré.
Bien qu’actuellement, Raphaël Glucksmann soit considéré comme le favori, Jadot a laissé entendre qu’une candidature écologiste pourrait émerger d’ici « la fin de l’été », à condition qu’elle puisse « rassembler au-delà de la gauche » lors d’une compétition contre Jean-Luc Mélenchon au premier tour, tout en visant un rassemblement au second tour face à l’extrême droite.
Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen, a également critiqué la primaire, affirmant qu’elle « prend du plomb dans l’aile », soulignant ainsi les défis que la gauche doit surmonter pour s’unir avant l’élection.