Stéphanie Rist à la tête de la lutte contre l’hantavirus en France
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, reste mobilisée face à l’émergence de l’hantavirus en France, malgré des prévisions de repos lors du pont de l’Ascension. Depuis une semaine, elle suit de près l’évolution de la situation à travers de nombreuses réunions interministérielles, comme celle qui s’est tenue le 14 mai. Bien que prévue pour rentrer dans sa circonscription à Orléans, elle a annulé ses projets pour se consacrer à la gestion de cette crise, rapporte TopTribune.
Stéphanie Rist, âgée de 52 ans, fait face à un changement de visibilité après son ascension au gouvernement avec l’arrivée de Sébastien Lecornu à Matignon. Bien que précédemment connue pour son travail en coulisses, elle est désormais sous les projecteurs, tenant des conférences de presse sur la situation sanitaire. « Il faut aller dans les médias pour expliquer ce qui se passe avec le maximum de transparence. Mais l’objectif n’est pas d’être dans les médias pour être dans les médias », a-t-elle déclaré.
Les critiques envers son intervention médiatique sont partagées. Un ancien ministre a estimé qu’elle « n’est pas la plus à l’aise », tandis qu’un député macroniste a noté : « Dès qu’elle parle, j’ai l’impression qu’elle s’excuse ». Rist, consciente de son image, a reconnu qu’elle n’est pas une habituée des médias, mais insiste sur l’importance d’être comprise par le public. « J’ai le sentiment que je suis arrivée à me faire comprendre », a-t-elle ajouté.
Cette approche de communication rappelle celle d’Olivier Véran lors de l’épidémie de Covid-19. Bien que la situation actuelle ne soit pas comparable, le gouvernement souhaite éviter les erreurs du passé et maintenir une communication appropriée. « On travaille avec le Premier ministre pour trouver le bon niveau de communication », a indiqué Rist, soulignant l’importance d’une réponse rapide en cas de crise.
Stéphanie Rist, qui a commencé sa carrière politique comme députée du Loiret en 2017, appartient à la première génération des macronistes. Sa loyauté envers le parti lui a permis d’atteindre un poste ministériel qu’elle désirait depuis longtemps. Elle est également une proche de Gabriel Attal, soutenu par les instances de Renaissance pour la présidentielle à venir. « J’ai encore l’espoir que le sujet de la santé soit bien présent dans le débat présidentiel. En tout cas, je militerai pour qu’il y soit », a-t-elle affirmé.
En attendant, la ministre doit continuer de faire face à l’évolution de l’hantavirus et à ses conséquences sur la santé publique en France, tant sur le plan sanitaire que sur le plan de la communication gouvernementale.