François Ruffin confirme sa candidature à la présidentielle de 2027 malgré l'absence de primaire

François Ruffin confirme sa candidature à la présidentielle de 2027 malgré l’absence de primaire

12.05.2026 11:26
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François Ruffin, député ex-insoumis, confirme sa candidature à la présidentielle de 2027, même sans primaire pour désigner le représentant de la gauche non mélenchoniste. « Je souhaite que la primaire ait lieu parce que je pense qu’il n’y a pas une autre façon de faire. Maintenant, s’il n’y a pas de primaire, moi j’y vais. On a eu 100.000 signatures (de soutien) en 15 jours, alors maintenant en route vers les 500 maires, il y a un élan populaire », a-t-il déclaré ce mardi sur France inter, rapporte TopTribune.

« Mélenchon et moi »

La possibilité d’une primaire de la gauche, en dehors de la France Insoumise (LFI), se fragilise, surtout après le départ de Boris Vallaud, chef des députés socialistes, qui s’oppose à ce processus défendu par le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. Ruffin a exprimé sa frustration en affirmant : « Ces débats au PS, personne n’y comprend rien et tout le monde s’en fout. Il n’y aura pas de négociation de salon, il n’y aura pas de congrès arrangé. Vous savez, ça suscite du dégoût. »

Ruffin a également souligné qu’« 75 % des électeurs de gauche disent ‘on veut une investiture commune avec une primaire’. Si les apparatchiks de la politique, ils n’en veulent pas, eh bien j’irai. Il y a aujourd’hui deux candidats à gauche : il y a Jean-Luc Mélenchon et il y a moi, ma candidature. »

Autain presse le PS

Dans le même temps, l’ex-insoumise Clémentine Autain, également candidate à une primaire, a exhorté le Parti socialiste à se prononcer avant l’été sur l’organisation de cette primaire, arguant que « nous sommes tous otages de ce cirque et de ce spectacle ». Elle a critiqué Vallaud et ses partisans, en affirmant qu’ils « sont dans l’incapacité de nous dire quelle est l’autre méthode de départage. Jusqu’à l’été, je me battrais bec et ongles pour que cette primaire existe », a-t-elle ajouté, sans préciser ses intentions si « le carnage est total ».

La députée de Seine-Saint-Denis a estimé que ceux qui s’opposent à cette méthode de sélection, tels que François Hollande et Raphaël Glucksmann, cherchent en réalité « l’union des centres » et tentent de séduire les macronistes. Elle a affirmé : « Le vrai débat derrière, il est sur la stratégie politique. Est-ce qu’on veut draguer le centre, ce qui ne crée pas pour moi la dynamique politique pour accéder au second tour, ou est-ce qu’on veut galvaniser le peuple de gauche par cette primaire qui peut rassembler des millions de personnes », a-t-elle martelé.

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