Immigration économique : le ministre Benjamin Haddad défend une approche choisie
Le ministre délégué chargé de l’Europe, Benjamin Haddad, a abordé dans les « 4 Vérités » du 30 avril les déclarations du président Emmanuel Macron concernant les médecins étrangers diplômés hors UE souhaitant exercer dans les hôpitaux français. Haddad se dit favorable à l’immigration économique, à condition qu’elle réponde à des besoins identifiés de manière démocratique, rapporte TopTribune.
Lors de son intervention, il a précisé : « Quand on a des règles, il faut les faire respecter. » Le débat mis en lumière par les propos du président Macron, qui a critiqué les contraintes imposées aux médecins étrangers, a suscité des discussions sur la régularisation de ces professionnels. Haddad a soutenu l’idée d’une immigration choisie, tout en refusant les régularisations massives que certains pays voisins ont mises en place.
Sur le sujet des superprofits des entreprises, comme ceux de Total, qui a généré 5,8 milliards de dollars en trois mois, des pays européens, dont l’Allemagne et l’Italie, réclament une taxation au niveau européen. Le ministre a affirmé : « Il faut rappeler que Total fait la majeure partie de ses profits à l’étranger. » Il a ajouté que le gouvernement français ne fermait pas la porte à d’éventuelles mesures nationales ou européennes, tout en mettant l’accent sur la nécessité de protéger les secteurs les plus touchés par l’augmentation des prix de l’énergie.
La France, a-t-il expliqué, a déjà pris des mesures pour aider certains secteurs, comme l’agriculture et le transport. Il a souligné que l’objectif était de défendre les intérêts des citoyens face à la hausse des prix en énergie, en déployant des solutions efficaces. Selon Haddad, les décisions doivent être prises en tenant compte des intérêts nationaux tout en explorant des solutions au niveau européen.
La situation géopolitique actuelle a également été évoquée. Alors que les États-Unis tiennent des réunions sur des scénarios militaires concernant l’Iran, Haddad a affirmé que la France appelait à la désescalade et à la négociation, insistant sur la nécessité pour l’Iran d’abandonner son programme nucléaire clandestin. Il rappelle que des accords précédents existent, mais que la diplomatie est nécessaire pour avancer vers une solution stable.
Concernant la menace posée par les tensions internationales, Haddad a souligné l’importance pour la France d’investir dans sa propre défense et d’accroître ses capacités militaires à l’échelle européenne. Le ministre a affirmé que le budget de défense de la France a été doublé sous le mandat d’Emmanuel Macron, en réponse à une situation mondiale de plus en plus périlleuse.
Haddad a également abordé la question des ouvriers étrangers, élargissant le débat au-delà des médecins. En évoquant les déserts médicaux, il a plaidé pour une régularisation ciblée dans les métiers en tension. « Nous avons des règles, et celles-ci doivent être respectées. » Il a exprimé son soutien à une immigration économique qui répond à des besoins spécifiques, mais a exclu les régularisations massives.
Enfin, le ministre a mis en avant la nécessité d’un cadre clair pour l’immigration en France, encourageant ceux qui respectent les règles à contribuer à la société, tandis que ceux qui ne respectent pas ces normes doivent se voir renvoyés conformément aux règles établies par l’Union européenne.