Nouveau programme national de rénovation urbaine en France
Le gouvernement français a annoncé, jeudi 23 avril 2026, le lancement d’un troisième programme national de rénovation urbaine (ANRU 3), visant à améliorer la qualité de vie dans des milliers de quartiers. Lors d’une conférence de presse à Marseille, le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, a également exposé des mesures pour autoriser la location de logements classés « G » sous certaines conditions, rapporte TopTribune.
Depuis le 1er janvier 2025, la location des logements énergétiquement inefficaces, classés « G », est prohibée, tandis que celle des habitations en classe « F » devait être interdite à partir de 2028. Cependant, le gouvernement propose que les propriétaires de ces logements puissent les relouer s’ils s’engagent par contrat à réaliser des travaux de rénovation énergétique dans un délai de trois à cinq ans. L’objectif est de remettre environ 700 000 logements sur le marché locatif, permettant ainsi aux propriétaires de conserver des revenus pour financer les travaux nécessaires.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a souligné l’importance d’une approche pragmatique dans la résolution de la crise du logement en France, affirmant : « Il faut savoir un tout petit peu changer la méthode, sans changer l’ambition », tout en poursuivant un plan ambitieux de construction de deux millions de logements. Cette réforme s’inscrit dans un cadre plus large, où un projet de loi sur le logement sera présenté en Conseil des ministres dans les prochaines semaines, visant une première lecture au sein de l’Assemblée nationale « avant l’été ».
En plus des mesures concernant les passoires thermiques, le gouvernement veut transférer aux maires le pouvoir d’attribuer des logements sociaux actuellement gérés par les préfets, tout en renforçant les dispositifs fiscaux incitatifs pour l’investissement locatif. Parallèlement, le troisième programme national de rénovation urbaine intégrera des problématiques de sécurité, avec un budget prévu de « plusieurs milliards d’euros », qui est encore en cours d’arbitrage.