Les boulangers et fleuristes indépendants autorisés à ouvrir le 1er mai 2025
Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a annoncé le 17 avril 2025 que les boulangers et fleuristes indépendants pourront ouvrir leurs portes le 1er mai. Cette mesure, qui repose sur le volontariat des salariés, fait suite à des discussions avec les représentants de ces secteurs à Matignon, rapporte TopTribune.
Cette décision met fin à un débat qui avait été relancé par des sanctions infligées à certains artisans en 2024. À l’époque, cinq boulangers de Vendée avaient reçu des amendes après des contrôles inopinés pour avoir fait travailler leurs employés un jour férié. « Ce jour-là, j’ai d’abord eu un appel à 7 heures du matin pour savoir si on était ouverts », a déclaré Céline Doussain, gérante d’une boulangerie à Saint-Georges-de-Montaigu. Les amendes étaient sévères, atteignant jusqu’à 750 euros par employé.
Un incident similaire a touché Maxime Besnier, cogérant d’Ô Délices de Bouaine, qui a reçu une amende de 3 500 euros après qu’une inspectrice du travail ait constaté que plusieurs de ses employés étaient présents ce jour-là. Cette situation a provoqué une vague d’inquiétude et d’indignation parmi les artisans boulangers. « On s’est pris une bonne claque, j’étais en colère de chez colère », a ajouté Céline Doussain.
Suite aux amendes, les boulangers concernés avaient formé un collectif pour contester la sanction et obtenir des éclaircissements sur la législation en vigueur. Cette mobilisation a conduit à une audience au tribunal de police de La Roche-sur-Yon, où les artisans ont finalement été relaxés quelques jours avant le 1er mai 2025.
« On a contesté la sanction pour que la loi soit éclaircie et que ça fasse avancer les choses. »
Maxime Besnier, cogérant d’Ô Délices de Bouaine
La sénatrice de Vendée, Annick Billon, et la députée Véronique Besse ont également pris position en adressant un courrier à la ministre du Travail de l’époque, Catherine Vautrin, pour « interpeller » le gouvernement sur cette problématique. Bien qu’une proposition de loi ait été adoptée par le Sénat, elle a été abandonnée face à l’opposition syndicale, mais le Premier ministre a promis de « cadrer » les conditions de travail pour les professionnels du secteur à partir de 2027.
Cette progression législative intervient alors que les artisans reviennent sur leur expérience de l’année précédente. « On a ouvert l’année dernière car j’ai le statut de gérante, mais sans aucun salarié », a noté Maïlys Dupouet, cogérante de la boulangerie Joly. Elle a indiqué que cette année, avec le nouvel arrêté, les boulangers se préparent à accueillir leurs clients le 1er mai.
En effet, quelques heures après les annonces de Sébastien Lecornu, Céline Doussain a exprimé sa satisfaction sur les réseaux sociaux, en signifiant sa décision d’ouvrir son commerce, signant un message libérateur : « Enfin ». L’année 2025 augure une nouvelle ère pour les boulangers et les fleuristes français en quête de reconnaissance de leur travail durant la fête du travail.