Abandon des Zones à Faibles Émissions : Débat en Cours à Lyon
Le 14 avril 2026, l’Assemblée nationale a voté pour l’abandon des Zones à Faibles Émissions (ZFE), instaurées en 2019 pour réduire la circulation des véhicules polluants dans les grandes villes. Cette décision suscite des réactions contrastées, certains la considérant comme une mesure injuste pour les automobilistes à faibles revenus, tandis que d’autres, notamment des professionnels de santé, y voient un risque pour la santé publique, rapporte TopTribune.
Initialement mise en œuvre à Lyon en 2023, la ZFE devait progressivement exclure les voitures les plus polluantes, classées en critères 5, 4 puis 3. Cependant, avec la nouvelle loi, la possibilité de supprimer ces zones fait débat. Une automobiliste témoigne : « Ça va augmenter la pollution, mais le problème de la pollution n’est pas uniquement au niveau de la voiture. » D’autres, comme une jeune femme, soulignent que l’incitation au changement de véhicule pourrait paradoxalement aggraver la situation environnementale : « C’est encore plus polluant de devoir racheter une voiture. » En revanche, certains automobilistes plaident pour la nécessité de prendre des mesures plus fermes pour limiter la pollution.
Farid, un habitant roulant dans une voiture diesel datant de 2010, exprime son soulagement face à la suspension des ZFE. Il déclare : « Tout le monde a le droit, toute la ville doit être partagée avec tout le monde. » Le gouvernement avait prévu que d’ici 2028, les véhicules diesel en critère 2 soient également touchés, ce que les professionnels regrettent fortement. Un paysagiste explique : « En tant que professionnels, on fait comment pour travailler ? Il y a des zones où on ne peut plus accéder. »
À Lyon, cette décision est saluée par la nouvelle présidence de droite, qui constate des inquiétudes croissantes parmi certains résidents face à un retour en arrière en matière de pollution de l’air : « Quand je fais du vélo, je ne respire pas d’air trop pollué. Notre avenir, c’est de préserver l’air. » La loi, adoptée par l’Assemblée nationale, doit encore être examinée par le Sénat, le gouvernement envisageant un recours devant le Conseil constitutionnel.