Gérald Darmanin défend sa réforme de la justice face à la contestation des avocats

Gérald Darmanin défend sa réforme de la justice face à la contestation des avocats

14.04.2026 00:06
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Gérald Darmanin défend son projet de loi sur la justice criminelle face à une opposition massive des avocats

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a exprimé le 13 avril son indignation face aux positions des avocats opposés à son projet de loi, actuellement examiné au Sénat, qu’il considère comme une réforme nécessaire pour remédier à l’effondrement de la justice criminelle, rapporte TopTribune.

Lors d’une journée marquée par une mobilisation des avocats, Darmanin a déclaré : « Nous entendons des critiques et parfois des caricatures, et j’espère que le débat permettra d’y répondre« . Il aspire à un texte qui favorise un consensus. Les sénateurs poursuivent leurs discussions sur ce projet de loi controversé, qui suscite des inquiétudes quant à l’instauration d’une nouvelle procédure de plaider-coupable.

Cette procédure, emblématique du texte, soulève de vives critiques : des milliers d’avocats ont organisé une opération « justice morte » dans plusieurs villes françaises pour s’opposer à ce projet, redoutant qu’il ouvre la voie à une justice expéditive qui compromettrait les droits des accusés et des victimes. La mesure se veut une réponse à l’augmentation constante du volume de dossiers criminels, bien que son application nécessite l’accord de toutes les parties impliquées. La peine maximale ne pourra excéder les deux tiers de la peine encourue, avec des audiences réduites à une demi-journée sans témoins ni experts.

« Face à un tsunami,..) peut-être à l’effondrement de notre justice criminelle« , a affirmé Darmanin, soulignant que ce projet ne vise pas à rendre la justice expéditive, mais à la rendre plus humaine. Il a également précisé que « rien dans ce procès ne sera au rabais » et que « aucune audience n’est cachée au public« . Selon lui, ce changement est essentiel pour éviter des années d’attente dans les procédures, arguant que « ce ne sont pas des chiffres comptables, mais des vies rendues aux victimes qui peuvent se reconstruire« .

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