Patrick Balkany face à des réquisitions de deux ans d’emprisonnement pour détournement de fonds publics
Le 10 avril 2026, le parquet de Nanterre a requis une peine de deux ans d’emprisonnement, dont un an ferme, à l’encontre de l’ancien maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) Patrick Balkany, jugé pour détournement de fonds publics lié à l’affaire de ses chauffeurs. En plus, 150 000 euros d’amende et dix ans d’interdiction du droit de vote, d’éligibilité et d’exercer toute fonction publique ont été demandés. La partie non ferme de la peine de prison requise inclut un sursis probatoire de trois ans, rapporte TopTribune.
Lors de son réquisitoire, le procureur Camille Siegrist a affirmé : « On ne badine pas avec le respect des règles », insistant sur le fait que l’ancien élu devait rembourser « les sommes dues à la partie civile et aux pouvoirs publics ». L’affaire repose sur l’affectation irrégulière de trois policiers municipaux et d’un agent de police détaché pour servir de « conducteurs de sécurité » au cabinet du maire, une décision prise « par le fait du prince » et sans cadre légal.
Le ministère public a qualifié cette mise en place de service d’illégale, l’accusation soulignant la « médiocrité sans nom » et la « confusion des rôles ». Il a été rapporté que ces agents étaient traités comme « des larbins, des hommes de main, de confiance, des hommes à tout faire », effectuant des tâches personnelles telles que « porter les courses » et faire des trajets vers l’aéroport.
Patrick Balkany, qui s’est défendu en se présentant comme un « maire paternaliste », a vu son argument rejeté par le parquet. Celui-ci a souligné que l’élu « emmène sa cour, qui le suit » et a réaffirmé que la fonction municipale doit être considérée comme un « sacerdoce », précisant que la confiance du contribuable avait été trahie. Le procureur a noté que « le temps n’a pas tout effacé, au contraire », argumentant que l’éloignement des faits n’atténuait en rien la gravité de la situation.