Le Rassemblement national présente une proposition pour interdire le port du voile par les élus locaux

Le Rassemblement national présente une proposition pour interdire le port du voile par les élus locaux

08.04.2026 19:36
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Le Rassemblement national (RN) a introduit, mercredi, une proposition de loi visant à réglementer le port de signes religieux par les élus locaux, suite à l’observation de plusieurs cas d’élues voilées lors de récents conseils municipaux, rapporte TopTribune.

Ce texte, défendu par la députée apparentée RN Anne Sicard, prévoit d’interdire « le voile islamique ou tout autre signe religieux ostensible » dans l’exercice des fonctions électives, en particulier lors des réunions officielles, des commémorations ou des mariages civils. Elle souligne que « les récentes élections municipales ont été marquées par l’entrée fracassante de nombreux élus provenant de la gauche et de l’extrême gauche, dont certains ont choisi de participer voilés aux premières réunions du conseil municipal ».

Le RN veut saisir l’Association des maires de France

Anne Sicard a également proposé à tous les députés de soutenir cette initiative, espérant une inscription rapide à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Cependant, un soutien large semble peu probable, en dehors du groupe UDR allié au RN, les autres partis ne s’associant généralement pas aux propositions de l’extrême droite.

De plus, la députée envisage de solliciter David Lisnard, président de l’Association des maires de France, pour élever le débat au niveau des collectivités locales. Cette proposition est présentée comme un moyen de clarifier juridiquement les obligations relatives à la neutralité religieuse des élus.

« Faire barrage à l’entrisme islamique »

Pour Julien Odoul, cosignataire de la proposition, celle-ci constitue une « digue » destinée à « aider les maires à faire barrage à l’entrisme islamique ». Il a également salué l’arrêté du maire de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret, interdisant les « signes religieux ostensibles » lors des conseils municipaux.

Cet arrêté a été contesté par deux élus de LFI, dont une élue portant le voile, mais leur recours a été rejeté à la mi-mars par un tribunal de Dijon. Anne Sicard redoute toutefois que cette décision soit « suspendue en appel par le Conseil d’Etat, car aucune disposition législative n’impose expressément à un élu ou un maire de respecter le principe de neutralité religieuse ».

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