Le maire de Moncontour démissionne après des actes de vandalisme
Face aux violences et aux intimidations, le maire d’un village breton, récemment élu, a démissionné. Son domicile a été tagué et son véhicule personnel a été dégradé, plongeant les habitants de Moncontour, dans les Côtes-d’Armor, dans un choc profond. Un rassemblement de soutien a eu lieu devant la mairie le lundi 30 mars 2026, rapporte TopTribune.
Olivier Pellan, entouré d’une foule solidaire, a déclaré : « Je ne me vois pas comment je peux aller travailler, sachant que dès qu’on va décider quelque chose, on va s’attaquer peut-être à mon domicile, à mon épouse, à mon fils. Je dois protéger ma famille, je dois me protéger (…) Aujourd’hui, je ne suis pas serein, je ne suis pas tranquille ». Sa démission intervient six jours après sa prise de fonction, suite à des actes de vandalismes ciblés.
Les habitants de cette commune de 700 personnes, qui se sont rassemblés, ont exprimé leur indignation. L’un des participants a souligné : « La démocratie aujourd’hui, elle est touchée et je suis vraiment indigné. On peut être en désaccord, mais pas réagir de cette façon-là. Ça ne se fait pas ». Un autre soutien a ajouté : « Le maire, il a été élu il y a une semaine, il n’a encore rien dit, il n’a rien fait, déjà on lui en veut. Donc ce n’est pas possible. Il n’a pas fait de bêtises pour l’instant ».
Les circonstances de ces agressions semblent liées à des tensions autour de la subvention annuelle de la commune à une école privée. Des tags supplémentaires ont été découverts dimanche devant l’école La Providence. La gendarmerie de Saint-Brieuc a ouvert une enquête suite à la plainte déposée par Olivier Pellan, qui avait déjà subi un acte de vandalisme par le passé lorsque sa voiture avait été brûlée alors qu’il était premier adjoint.