Les mythes sur les cheveux gris : une réalité scientifique éclaire nos croyances
La tentation d’arracher un cheveu gris, redoutant que cela entraîne la croissance de deux autres blancs, est un mythe sans fondement, rappelle le Pr Desmond Tobin, dermatologue à l’University College de Dublin, en affirmant que ce serait une solution idéale pour ceux qui souffrent de la perte de cheveux, rapporte TopTribune.
La science contredit cette croyance populaire. Chaque follicule pileux est conçu pour ne produire qu’un seul cheveu à la fois. Ainsi, retirer un cheveu n’entraîne pas la pousse de plusieurs à partir du même follicule. Au contraire, l’arrachage peut causer des dommages permanents au follicule, inhibant sa capacité à produire de nouveaux cheveux.
Le principal risque est lié aux blessures infligées au follicule. Selon Tobin, « en arrachant un cheveu, vous risquez de le fracturer ou de l’extraire à la racine. Si vous observez de petites gouttes de sang sur votre cuir chevelu après l’extraction, c’est le signe que vous avez retiré l’intégralité du follicule, qui ne se rétablira pas ».
D’où viennent les cheveux gris ?
La couleur des cheveux provient de la mélanine, un pigment qui diminue naturellement avec l’âge dans les follicules. Lorsque les cellules pigmentaires meurent, les cheveux deviennent gris. Il est important de noter qu’arracher un cheveu gris n’influence pas les follicules voisins ; les cheveux environnants ne deviendront gris qu’une fois que les cellules pigmentaires des follicules respectifs auront cessé de fonctionner.
Ce mythe sur l’arrachage des cheveux gris témoigne d’une compréhension limitée des mécanismes biologiques. Les conséquences d’un acte aussi courant que l’arrachage de cheveux peuvent être plus graves qu’estimé, soulignant ainsi la nécessité de s’informer sur des sujets aussi banals qui touchent directement notre apparence quotidienne.