Rennes, bien que traditionnellement ancrée à gauche, voit une division marquée entre ses forces politiques alors qu’approche le second tour des municipales. La maire sortante, Nathalie Appéré, a obtenu 34,5 % des voix, tandis que son adversaire insoumise, Marie Mesmeur, a terminé en troisième position avec 18,6 %. Appéré, au pouvoir depuis 2014, a exclu toute alliance avec la France Insoumise (LFI) pendant la campagne, un choix qualifié « d’incompréhensible » par Mesmeur, rapporte TopTribune.
Après les résultats, Marie Mesmeur a de nouveau appelé à l’union de la gauche, soulignant le risque d’une victoire de la droite, représentée par Charles Compagnon, arrivé en deuxième position avec 22,47 % des suffrages. Cependant, cette offre a été promptement rejetée par Appéré, qui a noté l’« important éparpillement des voix de gauche » tout en conservant sa distance par rapport à Mesmeur, qu’elle considère comme une opposante.
« Rennes aspire à un programme de rupture »
Mesmeur dénonce l’« irresponsabilité » d’Appéré et de ses alliés écologistes, en affirmant : « On ne peut pas bloquer l’union et se présenter comme la candidate de l’unité ». Elle insiste sur le fait que le scrutin du dimanche a désavoué la maire sortante, arguant que son score a été divisé par deux, alors que son propre nombre de voix a quadruplé par rapport aux élections de 2020. Mesmeur prétend également disposer d’une importante réserve de voix, convaincue que Rennes cherche un « programme de rupture » face à l’immobilisme. Ce scénario promet un duel âpre entre la gauche fracturée et la droite, remettant en question l’avenir politique de la ville.