Élections municipales à Marseille : le candidat RN Franck Allisio atteint un score historique de 35 %

Élections municipales à Marseille : le candidat RN Franck Allisio atteint un score historique de 35 %

16.03.2026 19:16
2 min de lecture

À Marseille, le candidat du Rassemblement national, Franck Allisio, a enregistré un score historique de 35 %, se rapprochant du maire sortant Benoît Payan (divers gauche) qui a obtenu 36,7 %. Cette situation, surprenante pour de nombreux observateurs extérieurs, témoigne d’une évolution politique significative dans une ville traditionnellement ancrée à gauche, rapporte TopTribune.

Sur les réseaux sociaux, les réactions des internautes oscillent entre choc et incompréhension. Un électeur de gauche, Josiane, a résumé la situation en déclarant que les électeurs déçus par la droite classique cherchaient un nouveau pôle d’attraction. Pendant ce temps, Martine Vassal, héritière de Jean-Claude Gaudin, a récolté seulement 12,4 % des voix.

« En vrai c’est chaud »

Marceau, un jeune artiste nouvellement arrivé de Nantes, a exprimé son étonnement : « En vrai, c’est chaud ». Jocelyn, un ami de Paris, a souligné que l’ascension du RN est le reflet d’une tendance nationale, notant que les spécificités locales, telles que la fragmentation sociale à Marseille, exacerbent cette réalité. Dans les législatives partielles de 2024, le RN avait déjà totalisé 48 % des voix au second tour.

Pour Robert, un habitant de la ville depuis près de 80 ans, ce résultat n’est pas une surprise. Il a déclaré : « Tout se dégrade. Le socialisme, c’est le laxisme. » Ce sentiment est partagé par Jérôme, un quadra de l’industrie, qui observe la montée en puissance de l’extrême droite avec une consternation mêlée de fatalisme.

Feriel, qui attend son enfant devant l’école maternelle, espère un retour à la gauche. Elle déclare : « Marseille, c’est l’immigration, c’est la plus belle, ça ne peut pas être l’extrême droite. Dimanche, on va tous aller voter. » De nombreuses voix se font entendre sur cette thématique, avec des appels à la mobilisation contre l’extrême droite.

La rue tente de mettre la pression à Payan

Le taux de participation pour ce second tour s’est établi à 52,18 %, avec un contraste marqué entre les quartiers populaires, où la participation était particulièrement faible, dépassant à peine les 35 %. Benoît Payan, en dépit de ce contexte difficile, a déposé une liste sans se lier à la France insoumise, poussant la ville vers une configuration électorale complexe avec quatre candidats.

Margot, une électrice de vingt ans, a exprimé son scepticisme face à l’attitude de Payan, craignant que son approche ne soit risquée. Un collectif a également organisé un rassemblement devant la mairie pour demander une unification des listes de gauche. Près de 500 personnes se sont réunies, appelant à l’unité et à la mobilisation.

Ce climat d’incertitude politique et d’extrême rivalité met en lumière les inquiétudes croissantes parmi les habitants de Marseille, où le spectre d’un renforcement des positions d’extrême droite continue de susciter des interrogations sur l’avenir politique de la ville.

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