Municipales 2026 : Le PS critique LFI pour éviter une alliance au second tour

Municipales 2026 : Le PS critique LFI pour éviter une alliance au second tour

09.03.2026 08:07
2 min de lecture

La bataille s’intensifie à l’approche du premier tour des élections municipales. Le Parti socialiste (PS) redouble d’efforts pour maximiser le nombre de ses candidats au second tour, en se concentrant particulièrement sur son aile gauche. Les attaques à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon se multiplient, afin de réduire les risques d’alliances potentielles avec La France Insoumise (LFI) pour remporter les élections, rapporte TopTribune.

Les critiques ont d’abord été formulées par Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, qui a qualifié le leader de LFI d’« illusion » qui « dessert la cause » de la gauche dans une interview accordée au Parisien dimanche dernier. Il l’a accusé d’avoir « renoué avec des tropes antisémites qu’on pensait inimaginables à gauche », en se moquant des patronymes juifs « Epstein » et « Glucksmann ».

Olivier Faure a précisé qu’il ne voulait pas stigmatiser les électeurs de LFI « qui ont suivi sincèrement le mouvement et ne se sentent pas coresponsables des dérives de son leader », les incitant à se tourner vers les candidats socialistes. « Je leur dis que nous défendons la justice sans renier nos valeurs », a-t-il déclaré.

La barre des 10 % comme objectif

L’objectif du PS est de faire passer LFI en dessous des 10 % nécessaires pour se maintenir au second tour, afin d’éviter toute obligation d’accords avec des Insoumis jugés toxiques par une partie de l’électorat de gauche.

Cependant, les socialistes, qui ont refusé tout accord national pour ces élections, se retrouvent dans une posture délicate. Ils doivent attirer des électeurs plus radicaux, essentiels pour leurs succès, tout en préservant le soutien des électeurs de centre-gauche qui pourraient fuir une liste intégrant des Insoumis.

Jérôme Guedj, député PS, a exprimé sur Radio J dimanche dernier un appel au « vote utile des électeurs de gauche » pour les listes non mélenchonistes dès le 15 mars, afin de « leur permettre de ne pas être dépendants du score de LFI ». Toute alliance avec LFI au second tour serait, selon l’ancien président François Hollande, une « compromission », et « une partie de nos électeurs ne nous suivraient pas ».

Une situation pas isolée

À Paris, un sondage Elabe/Berger-Levrault pour BFMTV, Le Figaro et La Tribune Dimanche prédit que le candidat socialiste Emmanuel Grégoire pourrait l’emporter au second tour contre la candidate des Républicains, Rachida Dati, sauf en cas de triangulaire avec l’Insoumise Sophia Chikirou.

À Marseille, le maire sortant Benoît Payan, soutenu par le PS, est au coude à coude avec le Rassemblement national (RN) au second tour. Il se trouve en danger réel si le candidat Insoumis Sébastien Delogu, crédité d’environ 14 %, maintient sa candidature. Benoît Payan a fait appel à lui pour qu’il se retire dans l’entre-deux tours, afin d’éviter que la ville ne tombe aux mains de l’extrême droite, un appel que l’Insoumis a refusé.

Selon un sondage OpinionWay-SFIL pour Les Echos et Radio Classique, 50 % des sympathisants du PS rejettent l’idée d’une alliance avec LFI, tandis que 49 % y sont favorables.

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