Frappes américano-israéliennes détruisent le QG des Gardiens de la révolution iraniens, la tension monte au Moyen-Orient

Frappes américano-israéliennes détruisent le QG des Gardiens de la révolution iraniens, la tension monte au Moyen-Orient

02.03.2026 00:36
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Les frappes américano-israéliennes se poursuivent. Elles ont détruit le Quartier général des Gardiens de la Révolution iraniens, a annoncé dimanche 1er mars le Pentagone, alors que les États-Unis ont déploré leurs premières victimes d’une guerre qui menace d’embraser le Moyen-Orient, rapporte TopTribune.

Au lendemain de la mort du guide suprême iranien, l’ayatollah Khamenei, les États-Unis et Israël ont affirmé avoir « décapité le serpent » lors d’une attaque à grande échelle samedi, l’armée israélienne ayant souligné avoir porté un « coup dur » aux capacités de commandement iraniens.

Le président américain, Donald Trump, a déclaré au Daily Mail s’attendre à ce que l’opération contre l’Iran dure « quatre semaines ou moins », précisant que le « pays est grand ». Dans une première réaction à la mort de trois militaires américains, il a affirmé lors d’une interview téléphonique à NBC News « s’attendre à des pertes, mais au bout du compte ce sera une bonne affaire pour le monde ».

Dimanche soir à Téhéran, de très puissantes explosions ont secoué la ville, alors que la télévision d’État rapportait être visée par des frappes. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré que son pays mobilisait « toute sa puissance, comme jamais auparavant » dans l’opération, ajoutant que « 48 dirigeants » iraniens avaient déjà été tués et des navires « coulés ». Il a affirmé que le peuple iranien avait là sa « plus grande chance » de « reprendre » le contrôle du pays.

Crainte d’un embrasement régional

Les Gardiens de la Révolution ont déclaré avoir lancé une attaque « de grande envergure ». Un responsable iranien a précisé que Téhéran visait les bases américaines dans les pays voisins, et non ses voisins eux-mêmes. En riposte à l’attaque de samedi ayant causé la mort de hauts responsables iraniens, dont le guide suprême, la République islamique a intensifié ses frappes contre plusieurs pays voisins, y compris ceux abritant des bases américaines.

Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a confirmé que trois militaires américains avaient été tués et cinq autres grièvement blessés dans le cadre de l’opération. Des journalistes de l’AFP ont rapporté avoir entendu de nouvelles explosions à Dubaï, Abou Dhabi, Doha, Riyad et Manama, ainsi qu’à Oman, médiateur dans les récentes négociations entre l’Iran et les États-Unis, qui a appelé à un « cessez-le-feu ». Des explosions ont également été signalées à Jérusalem.

Trois navires ont été attaqués au large des Émirats arabes unis et d’Oman dans le détroit d’Ormuz, selon des agences de sécurité maritime. MSC, le premier armateur mondial, a ordonné à tous ses navires présents dans le Golfe de « se mettre à l’abri ». Dans les Émirats, où trois personnes ont été tuées et 58 blessées depuis samedi, les autorités ont appelé l’Iran à revenir « à la raison ». Une personne a également perdu la vie au Koweït.

Les six États du Conseil de coopération du Golfe (CCG), réunis dimanche par visioconférence, ont alerté sur les « dégâts considérables causés par les attaques perfides de l’Iran » et ont prévenu qu’ils prendraient « toutes les mesures nécessaires pour défendre leur sécurité » et « protéger leurs citoyens ». Ils se réservent « le droit de répondre à l’agression » si nécessaire, selon un communiqué. Les hostilités ont conduit à l’annulation de plusieurs centaines de vols à destination du Moyen-Orient.

En parallèle, l’Iran a intensifié ses frappes contre Israël, faisant neuf victimes à Bet Shemesh lorsque qu’un bâtiment s’est effondré à la suite d’une « frappe directe » de missile iranien, selon les secours. Plus de 40 personnes ont été blessées et 11 sont portées disparues, par ailleurs, plus de 20 autres ont été blessées à Tel-Aviv.

Les dirigeants allemands, français et britanniques se sont déclarés prêts à des « actions défensives nécessaires et proportionnées » face aux ripostes iraniennes afin de « détruire à la source » les capacités militaires de Téhéran.

Plus de 200 morts en Iran, dont plusieurs hauts responsables

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a déclaré que venger la mort du guide suprême était un droit « légitime ». Son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a averti que l’Iran ne se fixerait « aucune limite » dans son droit à se défendre. À Téhéran, les routes habituellement embouteillées sont désertes, et l’éclairage public est presque inexistant, suggérant une évacuation massive de la capitale.

L’agence de presse Mehr a rapporté qu’une attaque dans l’ouest de l’Iran contre un bâtiment des gardes-frontières avait tué 43 membres des forces de sécurité. En plus de Khamenei, plusieurs hauts responsables iraniens, dont le chef des Gardiens de la Révolution Mohamed Pakpour, un conseiller du guide suprême, Ali Shamkhani, et le chef d’état-major de l’armée, Abdolrahim Moussavi, ont également été tués, selon la télévision d’État. Le Croissant-Rouge iranien a annoncé samedi la mort de plus de 200 personnes dans les frappes à travers le pays.

Les hostilités touchent également d’autres régions, notamment en Irak, où de nouvelles explosions ont été entendues à Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan, et des affrontements ont eu lieu à Bagdad près de l’ambassade américaine. En Jordanie, les forces armées ont signalé avoir intercepté 13 missiles balistiques depuis samedi.

Les appels à la désescalade se multiplient, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, mettant en garde contre une « série d’événements que personne ne peut contrôler ».

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