Ce vendredi, un tirage au sort crucial pour les élections municipales s’est déroulé dans toutes les préfectures et sous-préfectures de France, déterminant l’ordre d’affichage des candidats sur les panneaux électoraux. Cette procédure précède le début officiel de la campagne, marqué pour lundi 2 mars, rapporte TopTribune.
À Rennes, la cérémonie a duré près d’une heure, quatre agents de la préfecture effectuant le tirage pour les 52 communes environnantes, où deux listes ou plus ont été déposées. Peu de candidats étaient présents, n’incluant qu’une seule tête de liste, Dominique Traon, deuxième adjoint au maire de Cintré, qui vise cette fois le fauteuil de maire. « C’est la première fois que je me présente donc il y a un peu de curiosité à voir comment ça se passe », a-t-il déclaré.
Onze listes en compétition à Rennes
Pendant le tirage, Traon a appris qu’une troisième liste avait été déposée in extremis dans sa commune, modifiant ainsi ses stratégies de campagne. Cependant, sa candidature sera affichée en première position sur les panneaux de Cintré, un placement qu’il considère symbolique et avantageux. « Je préfère être en premier, assure-t-il. Parce que les gens regardent généralement de gauche à droite. Et nos bulletins seront également placés en premier dans les bureaux de vote », a-t-il ajouté. Philippe Rouault, candidat à Pacé, partage également ce privilège avec le premier panneau. « Je ne suis pas sûre que cela ait une incidence sur le résultat mais c’est plutôt bon signe, non ? », s’est interrogée sa colistière Amélie Robin.
Dans la capitale bretonne, la compétition s’annonce rude avec pas moins de onze candidats se disputant les espaces d’affichage. La maire socialiste sortante, Nathalie Appéré, se retrouve sur le panneau n°3. Son numéro deux, Marc Hervé, minimise l’importance du tirage. « Le premier et le dernier panneau sont certes plus visibles, mais cela ne change vraiment rien pour nous », a-t-il affirmé, sans montrer de préférence particulière pour son positionnement.
« C’est juste un numéro et ça n’a aucune influence »
Jean-Claude Persigand, mandataire électoral de Charles Compagnon, candidat de la droite et du centre à Rennes, considère également ce tirage comme une formalité sans conséquence sur le vote. « C’est juste un numéro, cela n’a aucune influence sur le vote des électeurs », a-t-il déclaré. Il reconnaît cependant que dans une petite commune, être sur le panneau n°1 peut être plus agréable, ajoutant : « À Rennes, avec onze listes, cela n’a vraiment aucune importance. » Il a tout de même noté qu’il est moins souhaitable d’être placé à proximité de certaines affiches de concurrents, notamment celles du Rassemblement national.
Le résultat du tirage marque donc le coup d’envoi de la campagne électorale officielle. Chaque commune devra installer ses panneaux électoraux à compter de lundi 2 mars. Selon une circulaire émise par le ministère de l’Intérieur, chaque emplacement doit permettre l’affichage d’affiches de format petit (A3) et grand format (A1) dans des conditions équivalentes pour toutes les listes.
La responsabilité de coller les affiches incombera aux équipes de campagne, qui pourront également utiliser les panneaux d’expression libre prévus à cet effet. Cependant, l’affichage sauvage est strictement prohibé et peut entraîner des sanctions pour tout candidat ne respectant pas cette législation, un aspect à ne pas négliger pour un futur maire représentant l’État.