Accusations de fraude électorale à Nantes : Johanna Rolland au centre d’une polémique
Johanna Rolland, la maire socialiste de Nantes et candidate à sa réélection lors des scrutins des 15 et 22 mars prochains, est accusée par un de ses opposants politiques d’avoir fait insérer son programme papier dans le magazine de la ville « Nantes Passion », rapporte TopTribune.
« Le programme de la candidate Johanna Rolland est inséré dans le journal financé par la Ville dont la maire n’est autre que… Johanna Rolland. Cette confusion des genres est inacceptable », a dénoncé lundi Foulques Chombart de Lauwe, conseiller municipal LR à la mairie de Nantes et tête de liste de la droite aux municipales. Son message, visionné plusieurs dizaines de milliers de fois, a été relayé par d’autres internautes accusant Johanna Rolland de fraude électorale.
En réponse, un membre de l’entourage de la maire de Nantes a affirmé : « Ce n’est pas vrai. Le programme de Johanna Rolland n’a pas été encarté dans le magazine de la ville. » Ils ont ajouté : « Il s’agit de deux contrats au prix du marché, dont l’un avec la liste ‘La gauche unie pour Nantes’ et de deux facturations, sans mutualisation. »
Contactée, La Poste a confirmé l’existence de deux contrats distincts signés par sa filiale Mediaposte. L’un est avec la mairie de Nantes pour la distribution du magazine « Nantes Passion », et l’autre avec l’équipe de campagne de Johanna Rolland pour la distribution de sa propagande électorale.
La distribution du magazine du mois de février a eu lieu du 30 janvier au 13 février, indique La Poste, tandis que le programme de la candidate a été glissé dans les boîtes aux lettres entre le 6 et le 20 février. « Il y a une semaine durant laquelle les deux [courriers] ont pu être distribués en même temps, » a expliqué le groupe.
Lors de la préparation du courrier, les postiers peuvent réaliser des « paquets », regroupant lettres, journaux et prospectus d’un même foyer. Il est donc « possible » que certains exemplaires du programme de « La gauche unie pour Nantes » aient été glissés, « sans intention, » dans le magazine de la ville.