Rachida Dati face à des risques d’inéligibilité avant les élections municipales de mars 2026
Rachida Dati, candidate aux élections municipales de mars 2026 à Paris, pourrait se retrouver en situation d’inéligibilité si elle était élue tout en étant condamnée pour corruption et abus de pouvoir, un procès prévu le 16 septembre prochain. Cette situation soulève la question de la stabilité politique de la capitale, mettant en exergue les inquiétudes exprimées par la maire Anne Hidalgo, qui a alerté sur les conséquences d’une telle incertitude, rapporte TopTribune.
Le procès de Dati, maire du 7e arrondissement, concerne des accusations graves incluant le recel d’abus de pouvoir au sein du Parlement européen. Si reconnue coupable, elle risque non seulement des peines de prison, mais aussi un jugement d’inéligibilité, ce qui pourrait entraîner sa démission automatique du poste de conseillère de Paris et de maire, selon les experts juridiques.
Conséquences juridiques et politiques
Selon Daniel Tasciyan, avocat en droit électoral, l’impact d’une condamnation dépendrait d’une éventuelle exécution provisoire de la peine. Sans cela, Dati pourrait poursuivre son mandat durant le processus d’appel. Cependant, si les juridictions inférieures confirment le jugement, elle serait considérée comme démissionnaire.
La situation rappelle celle de Marine Le Pen, qui a perdu son mandat de conseillère départementale suite à sa condamnation dans une affaire de détournement de fonds. Rachida Dati se trouve dans une position précaire, où chaque décision judiciaire pourrait sceller son destin politique.
Un nouveau leadership temporaire à Paris
Dans une telle éventualité, le premier adjoint de Dati prendrait en charge les affaires courantes jusqu’à l’élection d’un nouveau maire au sein du Conseil de Paris. C’est une dynamique qui suscite des ambitions au sein des membres de son camp, alors qu’aucun candidat officiel pour ce poste n’a encore été désigné. Les observateurs politiques suivent de près ces manœuvres, sachant que le choix du premier adjoint pourrait influencer la suite de la campagne électorale.
Des personnalités comme Grégory Canal, proche de Gérald Darmanin, et d’autres figures comme Sylvain Maillard ou Agnès Evren, montrent un intérêt évident pour le leadership parisien. Leur rivalité pourrait intensifier la lutte pour le contrôle des Républicains à Paris dans le contexte des élections de 2026.