Albert II devant les juges : vers la fin d'un privilège princier à Monaco ?

Albert II devant les juges : vers la fin d’un privilège princier à Monaco ?

15.02.2026 08:16
2 min de lecture

Une affaire retentissante se déroule actuellement entre la France et Monaco, impliquant le prince Albert II, qui se retrouve plongé dans une polémique judiciaire suite à une plainte en diffamation émise par Claude Palmero, son ancien comptable. Cette plainte fait suite à des déclarations rapportées dans une interview publiée dans le magazine Le Point, rapporte TopTribune.

Les protagonistes et les événements en jeu

Selon BFMTV, le chef d’État de la principauté, prince Albert II, est impliqué dans cette affaire, qui découle des déclarations attribuées au prince et qui ont été perçues comme portant atteinte à la réputation de Claude Palmero, ex-comptable de la famille royale. Palmero considère que les allégations formulées lors de l’interview lui causent un préjudice important. De plus, Étienne Gernelle, le directeur de Le Point, fait également l’objet de la plainte.

Pour Palmero, les événements ont été précipités par la parution des « Dossiers du Rocher » à la fin de l’année 2021, qui mettaient en cause plusieurs proches du prince, y compris lui-même, qui était accusé de collusion. Les répercussions ont été immédiates : Palmero a été licencié en juin 2023 et un audit a révélé des pratiques de gestion jugées « peu orthodoxes ».

Récemment, une décision de la justice française a rejeté l’immunité que le prince souhaitait invoquer. Le tribunal de Nanterre, le 4 février, a statué que cette immunité ne s’appliquait pas à ce litige civil, qui diffère des poursuites pénales où l’immunité pourrait être plus pertinent.

Les juges ont soigneusement examiné les déclarations attribuées au prince Albert II, notant que les propos dans l’entretien au Le Point, où le prince parlait d’un « sentiment de trahison » concernant Palmero, relevaient de la vie privée. Par conséquent, l’immunité ne pouvait pas être invoquée dans cette procédure civile.

Ce dossier est d’autant plus nuancé qu’il concerne à la fois la gestion des biens personnels des Grimaldi et les actifs de la couronne. Malgré le refus d’immunité, ni le palais princier ni l’avocat du prince Albert II n’ont fait de commentaire officiel sur cette décision, laissant planer le doute sur l’éventualité d’un appel.

Éléments médiatiques et enjeux judiciaires

Cette affaire s’inscrit dans ce que certains acteurs décrivent comme une « vendetta » médiatique et juridique à Monaco. Suite au licenciement de Palmero en juin 2023, la situation a pris une autre dimension avec la révélation par Palmero lui-même de secrets concernant la famille princiale dans la presse.

Me Virginie Tesnière, avocate de Claude Palmero, exprime que la décision du tribunal offre à son client l’opportunité de restaurer son honneur à travers un procès équitable en France. Elle critique ce qu’elle juge être une campagne undesirable et injuste contre son client.

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