La décision de la cour d’appel sur la candidature de Marine Le Pen fixée au 7 juillet 2026
Marine Le Pen, cheffe de file du Rassemblement national, attend avec impatience la décision de la cour d’appel de Paris qui déterminera sa capacité à se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Ce verdict sera rendu le 7 juillet 2026, rapporte TopTribune.
La date a été annoncée lors du procès des assistants parlementaires du RN, qui a pris fin le 11 février 2026, après les dernières plaidoiries des avocats de Le Pen. Ces derniers ont plaidé en faveur d’une relaxe ou, dans le pire des cas, d’une sanction mesurée pour la leader d’extrême droite, qui vise sa quatrième candidature à l’Élysée.
Au terme de quatre semaines de débats, les trois magistrats ont à statuer sur une question cruciale : Marine Le Pen doit-elle avoir la possibilité de se présenter à la présidentielle de 2027 ? Les avocats généraux ont récemment réclamé quatre ans de prison, dont trois avec sursis, ainsi qu’une amende de 100 000 euros et une inéligibilité de cinq ans.
Une équation décisive pour Marine Le Pen
Le Pen a déjà indiqué qu’elle prendrait une décision concernant sa candidature dès l’annonce du jugement en appel, sans attendre un éventuel examen de la Cour de cassation. Pour elle, la clé de son avenir électoral réside dans le fait de ne pas être condamnée à plus de deux ans d’inéligibilité.
Le procès repose sur des accusations de détournement de fonds publics, alléguant que Le Pen et d’autres cadres du RN ont fait embaucher des assistants parlementaires rémunérés par des fonds européens, mais dont les activités auraient exclusivement profité au parti. Lors de la dernière audience, l’avocat du RN a qualifié les actes de l’accusation d’« erreurs d’appréciation » et a contesté la représentation de Le Pen comme l’instigatrice d’un système frauduleux.
Une défense qui se structure autour d’un « mea culpa »
A l’ouverture des débats, Le Pen semblait faire preuve d’un certain mea culpa, admettant qu’il pouvait y avoir eu des délits, mais sans « intention » malveillante. Ses avocats prévoient de contester la qualification de « détournement de fonds publics », en arguant que les eurodéputés ne sont pas des agents publics nationaux.
Les plaidoiries des avocats, également alignées avec celles des autres coaccusés, ont rappelé que les arguments présentés avaient déjà été soulevés lors de la première instance, sans succès.
Un procès qui suscite des espoirs de miracles
Malgré l’absence de changement notable dans sa stratégie, cette seconde audience a été caractérisée par une atmosphère plus apaisée, permettant une écoute attentive de la présidente du tribunal. Marine Le Pen, faisant preuve d’humour, a déclaré, “Je crois aux miracles.” Pour autant, elle est consciente que sa situation judiciaire pourrait compromettre ses ambitions politiques, comme l’indiquent certains de ses alliés au sein du parti.
En cas de condamnation, les déclarations des membres du RN laissent entrevoir une volonté de continuer à préparer le terrain pour l’accession au pouvoir, même si cela devait se faire sous la direction d’un autre responsable, tel que Jordan Bardella.
Avec des éléments fournis par l’AFP.