Le maire de Mont-de-Marsan, Charles Dayot (DVD), se retrouve au cœur d’une controverse après la confirmation d’une troisième procédure judiciaire à son encontre, visant principalement sa concurrente Geneviève Darrieussecq et le préfet local. Cette situation s’inscrit dans un contexte de tensions politiques à l’approche des élections municipales, rapporte TopTribune.
Depuis la mi-décembre, une enquête pour conduite sans permis a été ouverte à la suite de retraits de points accumulés par le maire entre 2022 et 2025. D’autre part, une procédure pour « harcèlement moral » a été initiée début janvier suite à la plainte d’un ancien directeur général des services (DGS), évincé quelques mois plus tôt.
La dernière affaire, révélée par la radio Ici Gascogne, concerne une suspicion de « prise illégale d’intérêts » en lien avec la vente d’un immeuble municipal en juin 2025, à une société immobilière partiellement détenue par un ancien associé de Charles Dayot, sur signalement du préfet des Landes, Gilles Clavreul.
« Trop, c’est trop, à moins de deux mois des municipales »
Les affaires ont été transférées au parquet de Pau, où le procureur Rodolphe Jarry a confirmé qu’il ouvrirait une enquête après réception du dossier. Dayot a réagi fermement, déclarant dans une vidéo sur sa page Facebook : « Trop, c’est trop, à moins de deux mois des municipales, le festival des boules puantes continue. On fouille dans ma vie privée pour m’accuser d’une prise illégale d’intérêts. Leur seul programme, c’est la calomnie ».
Élu maire en juin 2017, il se présentera à sa succession avec une liste sans étiquette. Selon son équipe, l’opération immobilière en question a été menée de manière transparente, la société acquéreuse étant la seule candidate à pouvoir réhabiliter le bien concerné. Un des dirigeants de cette société a été associé à Dayot dans une société civile immobilière inactive depuis près de dix ans.
La nomination du préfet des Landes dans le viseur
Concernant la première procédure, Dayot a affirmé n’avoir reçu aucun avis de retrait de permis, tandis que pour la deuxième, il a accusé le plaignant d’être lié à Geneviève Darrieussecq, ancienne maire MoDem de Mont-de-Marsan. L’équipe de Dayot a par ailleurs remis en question les circonstances de la nomination de Clavreul en mars 2025, insinuant des liens politiques avec Darrieussecq, qui a occupé le poste de maire de 2008 à 2017, lorsque Dayot était son adjoint.