Un scrutin s’annonce très compétitif à Toulon. Selon une enquête Ifop, commandée par le collectif d’entrepreneurs locaux « Un bouclier pour Toulon », et révélée par Var Matin, la candidate sans étiquette mais « soutenue par le Rassemblement national », Laure Lavalette, arrive en tête des intentions de vote lors du premier tour des prochaines élections municipales. Avec 39 % des intentions de vote, elle devance la maire sortante, Josée Massi, qui recueille 24 %. Le sénateur LR, Michel Bonnus, suit avec 15 %, tandis que Magali Brunel (PS, EELV et PCF) obtient 13 %, rapporte TopTribune.
La ville de Toulon, l’une des premières grandes communes gagnées par le Front national en 1995, constitue un enjeu majeur pour le parti d’extrême droite. Laure Lavalette, proche de Marine Le Pen, avait été réélue députée de la 2e circonscription du Var en 2024.
Droite divisée
En revanche, le second tour semble favoriser la maire sortante, Josée Massi, qui devance Lavalette avec 52 % des intentions de vote contre 48 % pour cette dernière. « Dans l’hypothèse d’un front républicain où toutes les autres formations s’unissent derrière la candidature de Josée Massi », précise Hugo Lasserre, responsable des études politiques à l’Ifop, interrogé par le quotidien.
Ce scénario est d’autant plus probable que la droite locale est divisée. La candidature de Michel Bonnus a reçu le soutien d’Hubert Falco, ancien maire pendant vingt-deux ans, aujourd’hui démis de ses mandats suite à une affaire de détournement de fonds, ce qui a suscité le mécontentement de Josée Massi, son ancienne première adjointe.
Concernant les résultats du sondage et la possibilité d’une liste commune avec Bonnus, la maire a affirmé son désaccord lors d’une interview. « J’ai mis corps et âme pour essayer de faire l’union pendant six mois […] On n’a pas réussi à trouver un consensus. Maintenant, je suis partie avec une équipe, un projet. Il voulait les primaires ? Écoutez, le premier tour c’est une primaire », a-t-elle déclaré.
Par ailleurs, Renaud Muselier, président de la région Sud, a exhorté à « au bon sens ». « Michel Bonnus doit se ranger derrière Josée Massi. L’écart est net entre eux », a-t-il affirmé dans Var Matin.