L'Assemblée nationale approuve la gratuité des parkings dans les hôpitaux publics

L’Assemblée nationale approuve la gratuité des parkings dans les hôpitaux publics

29.01.2026 13:36
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Ce jeudi 29 janvier 2026, l’Assemblée nationale a voté en première lecture une proposition de loi transpartisane visant à instaurer la gratuité des parkings des hôpitaux publics pour les patients, les personnels et les visiteurs – cette dernière catégorie bénéficiant d’une franchise de deux heures, rapporte TopTribune.

Porté par le député socialiste Stéphane Hablot, le texte a été approuvé avec 43 voix pour et 13 contre, principalement des groupes Renaissance et MoDem, tandis que la France insoumise a choisi de s’abstenir.

Antécédents législatifs

Ce projet de loi s’inscrit dans la continuité de propositions similaires présentées cet automne par la France insoumise et le Rassemblement national, mais qui n’avaient pas abouti.

Cela reflète une mobilisation croissante des patients et de leurs proches, indignés de devoir parfois débourser des centaines d’euros par mois pour se rendre dans les établissements de santé, comme en témoignent les récits relayés par plusieurs députés.

Le texte précise que « les patients bénéficieront de la gratuité du stationnement pendant toute la durée de leur prise en charge médicale au sein de l’établissement », tout comme leurs proches aidants, alors que « les visiteurs des patients hospitalisés bénéficieront d’au moins deux heures de stationnement gratuit par jour ».

L’opposition gouvernementale

Le gouvernement a tenté de revisiter le projet par le biais d’un amendement, qui a finalement échoué. Cet amendement visait à restreindre l’application de la loi aux seuls patients et à leurs proches, arguant que le terme « visiteurs » était trop vaste. De plus, le gouvernement proposait d’encadrer le coût du stationnement plutôt que d’étendre la mesure à une gratuité générale, et souhaitait renvoyer à un décret la définition des conditions d’application de la gratuité ou du plafonnement des coûts, limités à 20 euros par jour.

Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre déléguée à l’Autonomie et aux Personnes handicapées, a signalé lors des débats le risque de créer des effets négatifs pour les environs des hôpitaux, ainsi que l’impact financier de cette mesure sur les établissements de santé, demandant une prise en compte des différentes situations des usagers.

Appels à la gratuité totale

La France insoumise, quant à elle, s’est abstenue du vote, arguant en faveur d’une gratuité totale pour tous les usagers des hôpitaux. Stéphane Hablot, en réponse, a exprimé une opinion défavorable en mettant en avant le danger de voir se multiplier des « voitures ventouses » et la nécessité de trouver des sources de financement, notant que 80 % des visiteurs passent moins de deux heures dans les hôpitaux.

Source AFP

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