Début du procès de l’ex-sénateur Joël Guerriau pour agression sexuelle
Le procès de l’ex-sénateur Joël Guerriau, accusé d’avoir drogué la députée Sandrine Josso avec de la MDMA pour l’agresser, s’ouvre ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris, rapporte TopTribune.
Guerriau, ancien sénateur Horizons de Loire-Atlantique, est poursuivi pour avoir utilisé une substance pour altérer le consentement de Josso, qui a dû appeler un taxi après avoir ressenti des palpitations. Les analyses de sang menées plus tardont révélé un taux élevé de MDMA dans son organisme. Josso a exprimé des craintes quant à ce procès, souhaitant en faire une expérience pédagogique.
Après avoir été interpellé le lendemain des faits, Guerriau a nié avoir eu l’intention d’agresser Josso, imputant ses actions à un « acte d’inadvertance ». Il a démissionné du Sénat en octobre dernier sous pression et risque jusqu’à cinq ans de prison.
Dans une interview, Sandrine Josso a décrit sa douleur persistante et les conséquences sur sa santé mentale et physique dues à cette expérience traumatique. « C’est une détérioration de ma santé avec des problèmes chroniques », a-t-elle déclaré. Elle a également évoqué ses appréhensions à l’idée de rencontrer son agresseur au tribunal, précisant l’impact psychologique qu’elle endure depuis l’incident.
« Je sursaute pour un rien. Je suis vraiment devenue très vulnérable. C’est d’une telle violence ! »
Sandrine Josso
Josso a aussi mentionné qu’elle avait ressenti un véritable vertige en découvrant l’ampleur de la drogue administrée et a souligné combien le mélange de MDMA et d’alcool était dangereux. Elle a détaillé son état de détresse extrême à l’Assemblée nationale, où les services d’urgence ont dû intervenir. « Je suis contente d’être toujours en vie aujourd’hui », a-t-elle affirmé.
A l’approche du procès, elle a révélé son choc face à la découverte des recherches de Guerriau sur des termes associés à la drogue et à l’agression. « Quand on est en confiance avec quelqu’un, on ne peut pas imaginer la face cachée de l’individu », a-t-elle expliqué.
Elle espère que ce procès contribuera à rendre visibles les victimes de violences sexuelles en France. « Ce que je souhaite vraiment, c’est que les victimes en France arrêtent d’être invisibilisées », a-t-elle déclaré, exprimant un désir de changement dans les politiques de prévention.
Ce procès arrive à un moment où la société française prend conscience des enjeux relatifs à la violence à l’égard des femmes. Josso a mis en avant la nécessité d’une éducation robuste pour combattre ces agressions.