Le gouvernement de Sébastien Lecornu confronté à deux motions de censure, il se dit "plutôt confiant"

Le gouvernement de Sébastien Lecornu confronté à deux motions de censure, il se dit « plutôt confiant »

23.01.2026 09:26
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Deux motions de censure examinées à l’Assemblée nationale

Le gouvernement français fait face à un défi majeur ce vendredi 23 janvier, alors que deux motions de censure ont été déposées, l’une par le Rassemblement national et l’autre par la France insoumise et les Écologistes. Ces initiatives ont été lancées suite à l’activation de l’article 49.3 par le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a engagé la responsabilité de son gouvernement pour faire adopter la première partie de son budget sans vote, rompant ainsi une promesse faite le 3 octobre, rapporte TopTribune.

Pour renverser le gouvernement, il est nécessaire d’obtenir le soutien de 288 députés, un seuil qui semble difficile à atteindre selon les positions actuellement affichées par les différents groupes parlementaires.

Au sein de Renaissance, MoDem et Horizons, le soutien au gouvernement est clairement établi, bien que les récentes concessions faites par Lecornu au Parti socialiste aient été perçues comme des « couleuvres à avaler ». Un député a exprimé son mécontentement en affirmant : « On nous prend pour des cons ». Toutefois, il est jugé peu probable que ces élus votent pour la censure, un sentiment partagé par d’autres, qui insistent sur leur rôle de force de stabilité.

Les Républicains ne comptent pas non plus soutenir les motions de censure. Bien que Laurent Wauquiez considère le budget comme « imparfait », il estime qu’il ne serait pas sérieux de renverser le gouvernement dans le contexte international actuel et de priver la France d’un budget. Cependant, certains au sein de son groupe pourraient voter pour la censure, notamment l’ancien Premier ministre Michel Barnier, qui a exprimé ses interrogations quant à la situation.

La dynamique est similaire au Parti socialiste, qui a obtenu le plus de concessions dans le cadre budgétaire. Olivier Faure, le premier secrétaire, a affirmé : « Nos conditions sont remplies, nous ne censurerons pas le gouvernement ». Toutefois, des membres du PS s’attendent à quelques voix dissidentes, mais celles-ci devraient rester marginales.

Côté opposant, la France insoumise, les Écologistes et les communistes, qui se sont unis pour déposer une motion commune, devraient comptabiliser des voix contre. Le Rassemblement national ainsi que l’Union des droites sont également alignés sur cette position. Malgré des surface apparente d’unité, il manque 25 voix à l’opposition pour renverser le gouvernement, ce qui, bien que peu probable, reste théoriquement possible.

Le gouvernement de Sébastien Lecornu se déclare « plutôt confiant », mais reste conscient que des aléas pourraient survenir. Un ministre a exprimé des inquiétudes quant à la proximité des élections municipales, laissant entendre que cela pourrait inciter certains à se démarquer de l’ordre établi, tandis qu’un autre membre du gouvernement a mis en garde : « Ceux qui déstabiliseront le pays, auront des comptes à rendre. »

Il est à noter que ces motions de censure ne seraient que le début, car après leur rejet attendu, le gouvernement devrait de nouveau engager sa responsabilité sur la partie dépenses du budget, entraînant des motions de censure supplémentaires, qui seront examinées au début de la semaine prochaine. Après un passage au Sénat, le texte pourrait faire son retour à l’Assemblée pour un troisième et ultime recours à l’article 49.3, ainsi que pour d’éventuelles dernières motions de censure.

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