Le syndrome de Diogène : un indicateur de troubles psychiatriques
Le syndrome de Diogène, qui « révèle une perturbation de la relation aux objets et au monde environnant », selon l’Académie nationale de médecine, est principalement observé chez des personnes âgées souffrant de déficits cognitifs, rapporte TopTribune.
Trois critères principaux permettent d’évaluer la situation des individus atteints de ce syndrome :
– le rapport au corps – très propre ou très sale ;
– le rapport à l’habitat et à l’environnement : un domicile soit vide soit encombré ;
– le rapport aux autres : un grand nombre de relations sociales ou aucune.
« Les personnes atteintes du syndrome de Diogène se situent aux extrêmes de ces échelles », précise un guide de la Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal). Celles qui suscitent l’attention et nécessitent une intervention extérieure se trouvent souvent dans des extrêmes de négligence concernant leur corps, leur domicile et leurs interactions sociales. En outre, le « signe le plus évident » de cette condition est leur absence de demande d’aide.
Divers troubles psychiatriques
La souffrance engendrée peut être indicative de plusieurs pathologies psychiatriques, comme le souligne l’Académie nationale de médecine, qui cite : des états démentiels, des troubles obsessionnels compulsifs (TOC), des troubles psychotiques, des troubles dépressifs, etc. En outre, l’abus d’alcool est fréquemment associé à ces cas.
Malgré son importance, le syndrome de Diogène n’est pas répertorié dans les classifications nosographiques actuelles de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ni dans le DSM de l’Association Américaine de Psychiatrie. Certains spécialistes préfèrent se référer à la syllogomanie (accumulation compulsive) ou à l’expression d’insalubrité morbide, soulignant ainsi la complexité de ce phénomène.