À l'affiche ce mercredi: «Hamnet», «Le Retour du projectionniste» et «Imperial Princess»

À l’affiche ce mercredi: «Hamnet», «Le Retour du projectionniste» et «Imperial Princess»

20.01.2026 21:49
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Le 21 janvier 2026TopTribune.

«Hamnet», de Chloé Zhao

Le début du film précise que le titre fait référence à une œuvre emblématique, mais la véritable essence réside dans ce qui se joue à l’écran. L’intrigue se déroule dans l’Angleterre du XVIe siècle, où une jeune fille, représentée par Jessie Buckley, émerge de la forêt entourée de sa famille de paysans. La singularité de son personnage laisse présager un lien profond avec la magie et l’imaginaire, mais son âge semble incongru pour celui qu’elle incarne.

Ce décalage, qui enrichit le récit, met en lumière les défis émotionnels d’Agnes, qui fuit ses « parents » pour épouser Paul Mescal, un homme animé par sa passion d’écrire. Leur mariage et les épreuves qui en découlent, y compris les bouleversements familiaux et les catastrophes naturelles, composent la trame de ce film qui, tout au long de son déroulement, laisse entendre que l’homme s’appelle William et que leur village est Stratford.

La manière dont le film infère des informations sur sa carrière, tout en intégrant les dynamiques familiales, constitue le pivot narratif principal, exposant ainsi la lutte entre les personnalités et les désirs individuels dans un cadre soigneusement esthétique. Ce récit, bien que dramatique avec l’arrivée de faux jumeaux, ne parvient pas à instiller un sens cohérent dans le contexte contemporain saturé d’information.

En parallèle, la fin du film rappelle le lien inextricable entre vie et théâtre, illustré lorsque Agnes assiste, sans invitation, à une représentation d’*Hamlet*, dévoilant ainsi les tensions et les sacrifices inhérents à la carrière de son mari. Cette scène souligne le talent de Zhao, même si l’œuvre laisse transparaître des déséquilibres narratifs.

«Le Retour du projectionniste», d’Orkhan Aghazadeh

Cette œuvre mêle conte et documentaire, suivant un ancien projectionniste, Samid, désirant rétablir la magie du cinéma dans son village isolé. Accompagné par un jeune technicien, Ayaz, ils s’attaquent ensemble à la résurgence du cinéma local, en projetant des films, souvent issus de Bollywood, tout en naviguant à travers les contraintes de censure traditionnelles.

Le film dépeint les luttes et les moments de convivialité au sein de cette communauté, colorant l’œuvre d’effets narratifs à la fois comiques et graves, confirmant l’importance et la puissance de la culture collective.

«Imperial Princess», de Virgil Vernier

Dans un cadre où l’indifférence et le luxe se côtoient, cette œuvre suit Iulia, une jeune héritière cherchant à naviguer dans son existence fiscale précaire après que sa famille ait fui les sanctions imposées par la communauté internationale suite à l’attaque russe. Elle crée des images à travers son téléphone, jouant des rôles pour échapper à son ennui, oscillant entre un portrait intime et une critique de la superficialité sociale.

Vernier réussit à capturer une atmosphère troublante qui interroge notre rapport à la célébrité et à la réalité à travers des images qui engendrent un dialogue constant entre le spectateur et les protagonistes du film.

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