Budget 2026 : Sébastien Lecornu déclenche finalement le 49.3 après quatre mois de blocage

Budget 2026 : Sébastien Lecornu déclenche finalement le 49.3 après quatre mois de blocage

19.01.2026 16:57
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Budget 2026 : Lecornu recourt au 49.3, une motion de censure en vue

Le ministre des Comptes publics Sébastien Lecornu a annoncé, le 19 janvier 2026, l’application de l’article 49.3 pour le vote du projet de loi de finances pour 2026, une décision attendue alors que le vote à l’Assemblée nationale semblait incertain, rapporte TopTribune.

Cette stratégie vise à assurer l’adoption du budget, malgré les réticences croissantes parmi les parlementaires. En réponse, La France insoumise (LFI) a déjà fait savoir qu’elle déposera une motion de censure.

Manœuvres pour obtenir des voix

Bien que prévu, ce choix politique représente un risque considérable pour le gouvernement. Pour tenter d’éviter d’être censuré, Sébastien Lecornu a multiplié les concessions, notamment en direction des socialistes et de la droite. Il a maintenu l’objectif d’un déficit de 5 % tout en promettant des annonces sociales significatives, telles qu’une hausse de la prime d’activité pour trois millions de bénéficiaires.

D’autres dispositions incluent le maintien des abattements fiscaux pour les retraités et une indexation des barèmes de l’impôt sur le revenu à l’inflation, sans coupes dans les aides personnelles au logement (APL). Le gouvernement s’est également engagé à maintenir les repas à un euro à l’université, à augmenter le budget pour les bailleurs sociaux et à soutenir le programme MaPrimeRénov’.

Une des propositions notables retenues concerne une surtaxe sur les bénéfices de 300 grandes entreprises, apportant un rendement de huit milliards d’euros pour 2026, semblable à celui de 2025.

Perspectives politiques incertaines

Les annonces du ministre semblent avoir apaisé les tensions avec le Parti socialiste. Selon Boris Vallaud, chef des députés PS, ces concessions rendent envisageable une « non-censure ». Toutefois, la situation reste délicate pour le gouvernement, qui pourrait avoir à recourir à l’article 49.3 à trois reprises : pour les dépenses, les recettes et le texte global, exposant ainsi son projet à plusieurs motions de censure, notamment de la part de LFI et du Rassemblement national.

Bien que les motions du RN ne soient pas susceptibles d’être adoptées, celles de LFI représentent une menace significative. En effet, lors d’un vote antérieur sur une question liée au Mercosur, la motion de censure de la LFI avait échoué de peu, mettant en évidence les potentiels alignements politiques.

Avec 69 sièges, le groupe socialiste a une influence directe sur le sort de ce budget. Face à une instabilité politique croissante et la possibilité de dissolution de l’Assemblée, il semble que le PS soit enclin à soutenir Lecornu, qui apparaît comme un premier ministre prêt à des compromis, alors que la crise budgétaire semble se diriger vers une issue après plusieurs mois de débats tumultueux.

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