L’année 2026 s’annonce difficile pour les 32 millions de travailleurs et agents publics en France, car leur revenu net devrait être réduit en raison d’une nouvelle taxe. Trois nouveaux prélèvements sur les fiches de paie entreront en vigueur le 1er janvier 2026, et c’est l’effet cumulatif de ces mesures qui entraînera cette diminution. Les employés des secteurs privé et public seront touchés, et beaucoup devront ajuster leur budget. Aucune augmentation salariale n’est en vue pour compenser cette perte, rapporte TopTribune.
Modifications sur la fiche de paie
Les bulletins de salaire, qui contiennent environ 30 lignes, afficheront une baisse du montant net à payer en bas de la page. La première raison réside dans l’augmentation de la complémentaire santé obligatoire, selon un rapport de Addactis. Les tarifs des mutuelles ont connu une hausse de 6 % depuis le début de cette année. En pratique, le coût moyen d’une mutuelle grimpe à 110 €, dont 50 % est pris en charge par l’employeur, laissant une part salariale d’environ 55 € par mois. Pour les agents de la fonction publique, cette règle de prise en charge est appliquée depuis le 1er janvier 2026, entraînant une perte annuelle moyenne estimée à 655 €. Ce montant apparaît dans la colonne « Part/cotisation salarié » de la fiche de paie.
De plus, le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu sera réajusté. Les salariés ayant modifié leur taux de prélèvement pour 2025 verront leur ancien taux appliqué de nouveau, ce qui se traduira par une imposition plus élevée en début de 2026. Toutefois, il est toujours possible de mettre à jour ce taux auprès des autorités fiscales pour atténuer cet impact.
Enfin, la montée des frais de transport en commun impacte également le salaire net. En Île-de-France, par exemple, le tarif du Pass Navigo passe de 88 € à 90 €. Bien que les employeurs soient tenus de couvrir 50 % de cet abonnement, la part restant à la charge de l’employé augmente ainsi, ce qui contribue à la baisse du pouvoir d’achat.
Interventions et décisions prises
Divers organismes tels que la Mutualité Française, France Assureurs, et le Centre Technique des Institutions de Prévoyance (CTIP) ont confirmé la montée des cotisations des mutuelles en 2026. L’État a choisi d’appliquer aux agents publics les mêmes mesures que celles qui s’appliquent aux entreprises privées depuis 2016 concernant la prise en charge des mutuelles. Par ailleurs, l’administration fiscale prélève directement les impôts à la source.