La diminution de la population de chevaux sauvages dans le parc national du Kosciuszko offre une opportunité de restauration écologique

La diminution de la population de chevaux sauvages dans le parc national du Kosciuszko offre une opportunité de restauration écologique

14.01.2026 21:56
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Les changements écologiques du parc national du Kosciuszko

Dans le parc national du Kosciuszko, en Australie, la réduction de la population des brumbies, ces chevaux sauvages, crée des opportunités pour la restauration des écosystèmes vulnérables de la région. Selon les chercheurs David M. Watson de l’université Charles Sturt et Patrick Finnerty de l’université de Sydney, des observations montrent que le paysage commence à évoluer, indiquant des signes de régénération dans cette zone protégée, rapporte TopTribune.

Les Alpes australiennes, où se niche ce parc, voient apparaître des zones de végétation autrefois détruites par les brumbies, qui commencent à repousser. Les rives des ruisseaux, longtemps érodées, affichent des signes de renforcement, et la présence des chevaux sur les routes a diminué, réduisant ainsi les risques d’accidents de circulation.

En 2023, le gouvernement de la Nouvelle-Galles du Sud a approuvé un plan pour l’abattage aérien des chevaux sauvages dans le parc, et fin novembre, une législation a été adoptée pour abroger le statut patrimonial accordé aux brumbies. Ce changement a effacé les protections juridiques dont ils bénéficiaient, les plaçant sur un pied d’égalité avec d’autres espèces envahissantes comme les cerfs et les porcs, et permettant une gestion plus cohérente de leur impact sur l’environnement.

Une enquête récente estime qu’il reste environ 3 000 chevaux dans le parc, en forte baisse par rapport aux 17 000 individus relevés l’année précédente. Depuis 2021, plus de 9 000 brumbies ont été éliminés dans le cadre des efforts de conservation. Le plan de gestion en vigueur vise à maintenir cette population à 3 000 jusqu’à la mi-2027, dans une tentative de protéger les écosystèmes tout en reconnaissant la valeur culturelle de ces animaux.

Impact environnemental et biodiversité

Leur présence a entraîné des dommages écologiques considérables dans le parc. Le rapport fait état d’une dégradation accrue des terrain alpins, aggravée par la croissance incontrôlée de la population de brumbies. Les résultats d’études et des analyses d’images satellites montrent que les chevaux diminuent la couverture végétale, dégradent les sols et perturbent les berges des cours d’eau.

Chaque cheval consomme jusqu’à 8 kilogrammes de végétation par jour, ce qui a un impact significatif sur les graminées et les plantes alpines, délicates et à croissance lente. Plus préoccupant encore, leurs sabots durs provoquent la compaction des sols tourbeux, perturbant ainsi le cycle normal de l’eau entre les sols et les ruisseaux, essentiels à l’écosystème.

Les résultats des recherches montrent également que les brumbies affectent la biodiversité, mettant en péril les espèces indigènes telles que les scinques alpins, les grenouilles corroboree et d’autres animaux qui dépendent d’une couverture végétale dense. Ainsi, les transformations causées par ces chevaux sauvages menacent l’équilibre écologique de la région.

Les rivières de la région, vitaux pour le bassin Murray-Darling – le plus vaste de l’Australie – ont également été affectées. Le piétinement des chevaux a troublé l’eau, entraînant des conséquences sur l’approvisionnement en eaux de surface, qui est déjà une ressource limitée.

Récemment, des observations faites par les scientifiques indiquent que la pression sur l’écosystème, bien que toujours présente, commence à diminuer. La réduction du nombre de brumbies permet le retour de la végétation dans les zones anciennement dénudées. Des petites poches de végétation apparaissent et certains ruisseaux, longtemps érodés, montrent des signes de récupération.

Vers une restauration durable

Malgré ces progrès, les chercheurs avertissent que la régénération des écosystèmes alpins sera un processus long et complexe, nécessitant des décennies d’efforts. La restauration des habitats nécessitera des projets ciblés et une surveillance continue pour suivre les changements environnementaux et évaluer les successeurs des mesures actuelles.

La route vers la réhabilitation du parc national du Kosciuszko semble désormais plus claire. Avec une réduction significative du nombre de brumbies, et l’élimination des barrières légales, des opportunités se présentent pour redonner vie à ce précieux patrimoine alpin. L’avenir du parc dépendra des actions entreprises dans la prochaine décennie pour restaurer et préserver son écosystème unique.

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