Julio Iglesias accusé de violences sexuelles et de traite d'êtres humains par deux anciennes employées

Julio Iglesias accusé de violences sexuelles et de traite d’êtres humains par deux anciennes employées

14.01.2026 15:56
2 min de lecture

Le scandale entourant Julio Iglesias a éclaté le 13 janvier 2026, suite à une enquête de la télévision américaine Univision et du quotidien espagnol elDiario.es. Le chanteur de 82 ans est accusé par deux femmes d’agressions sexuelles et de viols, une plainte ayant été déposée quelques jours auparavant, rapporte TopTribune.

Les faits auraient eu lieu en 2021. Julio Iglesias est accusé « d’avoir agressé et harcelé sexuellement » deux femmes, Laura et Rebeca, alors âgées de 22 et 28 ans. Il serait reproché au chanteur de leur avoir interdit de sortir de la maison où elles travaillaient et d’imposer des journées de travail atteignant jusqu’à 16 heures par jour, sans jours de repos ni contrat, selon un communiqué de l’association Women’s Link Worldwide, soutenue par l’ONG Amnesty International.

Ces deux organisations qualifient ces comportements de « multiples formes de violence – sexuelle, psychologique, physique et économique » survenues « entre janvier et octobre 2021 ».

Avis de plainte pour « traite des êtres humains » et « délits sexuels »

Le 5 janvier 2026, les deux anciennes employées de Julio Iglesias ont déposé plainte auprès de la justice espagnole. Selon Women’s Link et Amnesty International, cette plainte vise des faits pouvant constituer un délit de traite d’êtres humains destiné à imposer le travail forcé et la servitude, ainsi que des atteintes à la liberté et à l’intégrité sexuelles, incluant le harcèlement sexuel, et des délits connexes.

Le 13 janvier 2026, des sources judiciaires ont confirmé à l’AFP le dépôt de cette plainte, sans en préciser davantage.

Julio Iglesias n’a pas encore répondu aux sollicitations d’Univision et d’elDiario.es, ni à celles de l’AFP, qui a tenté de le contacter.

« Il n’est pas invincible »

Dans le communiqué de Women’s Link et Amnesty International, Rebeca exprime sa volonté d’obtenir « justice » et de servir d’exemple pour d’autres anciennes employées du chanteur.

« Je veux leur dire d’être fortes, de parler, de se souvenir qu’il n’est pas invincible. »

Rebeca, Ex-employée portant plainte

Laura, l’autre plaignante, utilise des termes forts pour décrire son ancien employeur, affirmant que son objectif est de veiller à ce qu’« aucune femme ne subisse plus jamais ce genre de violence de sa part. »

Réactions en Espagne

En Espagne, où Julio Iglesias était jusqu’à récemment une figure de proue, ces accusations ont provoqué une onde de choc. La ministre du Travail, Yolanda Díaz, les qualifie de « terrifiantes » et exprime son soutien aux plaignantes. Quant à l’opposition politique, Alberto Nuñez Feijóo, leader du Parti populaire, avoue avoir été surpris par ces allégations « très graves ».

« Il faut que cette enquête […] soit menée et qu’on nous dise exactement ce qu’il y a, s’il y a quelque chose. »

Alberto Nuñez Feijóo, Chef de file du Parti populaire en Espagne

L’ancien manager de Julio Iglesias, Fernán Martínez, a pour sa part décrit le chanteur comme « très câlin » tout en affirmant n’avoir jamais observé de comportements agressifs de sa part.

Avec AFP.

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