Procès en appel du RN : le vice-président Sébastien Chenu dénonce une sanction disproportionnée contre Marine Le Pen

Procès en appel du RN : le vice-président Sébastien Chenu dénonce une sanction disproportionnée contre Marine Le Pen

14.01.2026 10:36
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Marine Le Pen face à des accusations de détournement de fonds publics

Le procès en appel de Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (RN), a débuté le 13 janvier 2026, alors qu’elle fait face à des accusations de détournement de fonds publics. Le vice-président du RN, Sébastien Chenu, a défendu la position de Le Pen, affirmant qu’elle « ne peut pas être privée de ses droits » en raison d’un « désaccord administratif » avec le Parlement européen, rapporte TopTribune.

En première instance, Le Pen a été condamnée à cinq ans d’inéligibilité, dont quatre avec exécution provisoire et deux fermes sous bracelet électronique, ainsi qu’à une amende de 100 000 euros. Chenu a affirmé que Le Pen n’avait eu « aucun sentiment » de commettre un délit ni « rien dissimulé » dans cette affaire, évoquant une « histoire de désaccord administratif » plutôt qu’une volonté de contourner les règles. « On n’est pas dans un système, il n’y a pas d’emplois fictifs, et il n’y a pas d’enrichissement personnel », a-t-il défendu.

Le vice-président du RN a exprimé ses craintes quant à la disproportion de la sanction, espérant que la condamnation de Le Pen soit réduite afin qu’elle puisse se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Si elle est empêchée par la justice, Jordan Bardella, son protégé, pourrait lui succéder.

En décembre dernier, une plainte a été déposée par l’association AC!! Anti-Corruption concernant un détournement de fonds publics lié à une formation de média training finançée par le Parlement européen. Le Canard enchaîné a rapporté que le formateur avait été engagé non pas pour aider à la connaissance de l’actualité européenne, mais pour préparer Bardella à l’élection présidentielle française de 2022.

Chenu a exprimé son désarroi face à ce qu’il considère être une « chasse aux sorcières ». Il a souligné que Bardella n’avait pas utilisé cette formation pour la présidentielle et a insisté sur le fait que les fonds européens peuvent légalement être utilisés pour la formation. Il a également noté que le Parlement européen « valide des choses et ensuite nous les reproche ». Bardella a, par ailleurs, saisi l’Association Anticor et déposé une plainte contre ces allégations.

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