Les retraités américains vivant en France sous la surveillance du budget de la Sécurité sociale

Les retraités américains vivant en France sous la surveillance du budget de la Sécurité sociale

11.11.2025 10:23
2 min de lecture

Le samedi 8 novembre, François Gernigon, représentant d’Horizons pour le Maine-et-Loire, a proposé un amendement qui a été adopté par l’Assemblée nationale. Cette initiative vise à instaurer une « participation minimale » pour les retraités étrangers, comme les Américains, bénéficiant de la carte Vitale après avoir résidé en France durant trois mois, rapporte TopTribune.

Important vote à l’Assemblée nationale

Le vote s’est soldé par un résultat sans équivoque : 176 voix pour et 79 contre. Parmi les partis représentés, on trouve Les Républicains (LR), le Rassemblement National (RN), le Mouvement Démocrate (MoDem) ainsi que Renaissance (EPR). Chaque formation politique a contribué au débat autour de cet amendement, qui soulève des interrogations cruciales concernant la contribution des étrangers à notre système de santé.

François Gernigon, l’initiateur de cette proposition, a souligné que « c’est une dérive qui mine la confiance des citoyens dans l’équité de notre système. La solidarité nationale doit être bilatérale. Lorsqu’on bénéficie de notre système de santé, reconnu parmi les meilleurs au monde, il est impératif d’y contribuer. »

Quel est l’objet de l’amendement et quelle est la position gouvernementale ?

L’amendement cible principalement les retraités américains détenant un visa VLS-TS (visa de long séjour équivalant à titre de séjour) et résidant en France depuis plus de trois mois. Actuellement, ces retraités ont accès au régime général à travers la Protection Universelle Maladie (Puma), instituée en 2016. Cette mesure arrive alors que le décit de la Sécurité sociale est anticipé à 23 milliards d’euros d’ici la fin de l’année.

Par ailleurs, la ministre de l’Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a affirmé que le gouvernement prévoit de redéfinir les conventions avec les pays du G20. « Nous avons l’intention de réviser les accords en place avec ces pays afin d’y inclure cette participation. Dans de nombreux cas, la réciprocité n’est pas garantie, » a-t-elle précisé.

Des témoignages révélateurs

Claire, une Française ayant vécu 25 ans aux États-Unis avant de revenir à Angers, exprime son indignation : « C’est franchement choquant alors qu’un retraité français ne serait jamais admis aux États-Unis. De plus, il serait encore plus difficile de bénéficier du système de santé américain. » Son témoignage souligne une disparité entre les systèmes sociaux des deux pays.

Pour sa part, Barbara, originaire de l’Ohio et résidente des Yvelines depuis son arrivée en France en 1985, évoque ses défis d’adaptation au système français. Ancienne professionnelle de la finance, elle témoigne aujourd’hui de son appréciation pour les atouts du système social français, malgré ses débuts difficiles.

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