Référendum sur la démission de Macron : un écho au passé de de Gaulle en 1969 ?

Référendum sur la démission de Macron : un écho au passé de de Gaulle en 1969 ?

07.11.2025 08:33
1 min de lecture

Des milliers d’internautes sur X réclament la démission du président français Emmanuel Macron, appelant à un « référendum national » similaire à celui initié par le Général de Gaulle en 1968. Ce mouvement s’inscrit dans un contexte de mécontentement croissant envers la gestion actuelle du pays, rapporte TopTribune.

Un parallèle historique contesté

Ce référendum proposé par de Gaulle en avril 1969 visait à consulter les citoyens sur un projet de loi concernant la création de nouvelles régions et la réforme du Sénat, et non sur son départ. Annoncé à plusieurs reprises, il a été reporté à cause d’élections législatives anticipées et des troubles de l’époque. Eric Chiaradia, historien, souligne que cette démarche était une réponse aux contestations de mai 1968, mais il ne s’agissait pas d’un suicide politique. De Gaulle était déterminé à obtenir un soutien massif pour sa réforme.

Une réponse démocratique face à la crise

Face à une crise sociale sans précédent, de Gaulle utilisait le référendum comme un « outil » constitutionnel. Le 25 avril 1969, il déclare qu’il démissionnerait si désavoué par le peuple. Le 27 avril, le « non » l’emporte, menant à sa démission le lendemain. Pour l’historien, cela représente une réponse démocratique, car selon la Constitution de la Ve République, le peuple détient la souveraineté.

Absence de référendum sous Macron

Contrairement à de Gaulle, ses successeurs ont peu recours aux référendums, le dernier étant Jacques Chirac en 2005. Bien que Macron ait évoqué l’idée d’un référendum sur divers sujets, il ne l’a pas encore mis en œuvre. Lors d’un discours en Slovénie, il a même suggéré la possibilité de consulter les Français sur la réforme des retraites, mais des doutes subsistent quant à la viabilité de cette promesse dans le climat politique actuel. Selon Chiaradia, la position de Macron pourrait devenir intenable et un « non » serait probable sur de nombreux sujets.

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